JEUX OLYMPIQUES DE LA JEUNESSE DAKAR 2026: À Iba Mar Diop, le futsal fait vibrer les écoliers
Au cur de la Médina, lArena du stade Iba Mar Diop fait le plein lors des matches de futsal du Sénégal. Venus encourager les Lionceaux et les Lioncelles, les élèves des écoles voisines découvrent un jeu qui leur rappelle le « petit-camp » de leur quartier.
Face au Venezuela, les Lioncelles ont pu compter sur le soutien des tribunes jusquau coup de sifflet final. La défaite (0-1) na pas entamé loptimisme dun élève de CM1 venu encourager la sélection sénégalaise. « Léquipe a bien joué, mais elle a manqué de chance. On va gagner le prochain match, inchAllah », lance ce garçon de 11 ans, habitant de la Médina, qui préfère garder lanonymat.
Sur le terrain, il a déjà repéré sa joueuse préférée, Marème Faty, dont il apprécie la technique. Le futsal lui parle aussi pour une raison plus familière. « Cest comme le petit-camp quon fait dans la rue entre amis », explique-t-il. Au fil des Jeux, sa curiosité la également conduit vers le rugby à 7, le baseball5 et le badminton.
Du bouche-à-oreille aux tribunes
Pour Lamine, élève en classe de sixième, la découverte a commencé dans la cour de lécole. Des camarades lui ont raconté le match de la sélection masculine contre lArgentine et lui ont donné envie de voir à son tour. « Je suis venu suivre le match avec mes camarades () et jai adoré », confie-t-il. Il compte revenir si son emploi du temps le lui permet.
Sur un terrain réduit, avec cinq joueurs de chaque côté, les passes senchaînent, les dribbles ouvrent des brèches et le jeu peut basculer dun but à lautre en quelques secondes. Ce rythme aide à comprendre pourquoi les écoliers se pressent à lArena, parfois après le simple récit dun camarade.
Un élan à prolonger après les Jeux
Les JOJ, qui se poursuivent jusquau 14 novembre à Dakar, Diamniadio et Saly, offrent au futsal une vitrine auprès dun public qui le découvre souvent à cette occasion. Dans une ville où le football se joue jusque dans la rue, la proximité avec le « petit-camp » peut faciliter le passage des tribunes au terrain. Les écoles, les clubs de quartier et les centres de formation pourraient sappuyer sur cet engouement pour donner aux jeunes loccasion de pratiquer la discipline après les Jeux.
Fatou DIOUF

