UNE ASSEMBLÉE NATIONALE DE RUPTURE QUI ASSUME PLEINEMENT SON RÔLE DE CONTRÔLE !
Ce mardi 3 novembre 2026 restera une date importante dans la vie parlementaire de notre pays.
En séance plénière, l’Assemblée nationale du Sénégal vient de rejeter le projet de loi de finances rectificative (LFR 2026), à travers l’adoption de la question préalable par 109 voix pour, 20 contre et 3 abstentions.
Ce rejet traduit une exigence fondamentale : celle de la sincérité budgétaire, de la transparence dans la gestion des finances publiques et de la redevabilité.
Comment approuver un budget lorsque les interrogations essentielles des représentants du peuple demeurent sans réponses satisfaisantes et que les documents sollicités par la Commission des finances ne lui ont pas été communiqués dans les conditions attendues ?
Une loi de finances ne saurait être une simple formalité. Elle engage l’avenir économique et social de notre pays ainsi que les ressources qui appartiennent au peuple sénégalais.
C’est précisément cela, une Assemblée nationale de rupture : une institution qui ne se contente pas d’enregistrer les décisions de l’exécutif, mais qui exerce pleinement ses prérogatives constitutionnelles de contrôle.
Je tiens à féliciter les députés du groupe parlementaire PASTEF pour leur engagement dans ce processus parlementaire et leur volonté de placer la transparence et la sincérité budgétaire au cœur du débat public.
Une mention honorable à l’honorable député Amadou Ba, qui, par ses explications claires, précises et pédagogiques, a permis de mieux comprendre les raisons de la contestation du projet de budget et les enjeux liés à sa sincérité.
La rupture institutionnelle ne se décrète pas, elle se construit par des actes, du courage, de la responsabilité et le respect des institutions.
Le contrôle parlementaire n’est pas une opposition à l’action gouvernementale. Il est une exigence démocratique au service de l’intérêt général.
Dr Djibril Sarr
Responsable politique PASTEF – Thiès

