CONDAMNATION DE MODOU NGOM À 22 ANS ET 6 MOIS DE PRISON AUX ÉTATS-UNIS: HSF plaide pour une cellule nationale d’assistance aux Sénégalais détenus à l’étranger
La condamnation de Modou Ngom, ressortissant sénégalais établi aux États-Unis, à 22 ans et 6 mois de prison préoccupe lorganisation Horizon sans frontières (HSF). Dans un communiqué publié ce jeudi 29 octobre 2026, son président, Boubacar Sèye, réclame la création urgente dune cellule nationale dassistance aux Sénégalais détenus à létranger. Il appelle également les professionnels du droit et les associations de la diaspora à unir leurs efforts pour accompagner ces compatriotes et leurs familles.
À la suite de la lourde peine infligée à Modou Ngom, Horizon sans frontières interpelle les autorités sénégalaises, notamment le ministère chargé des Sénégalais de lextérieur, sur la nécessité de renforcer la protection consulaire et de mettre en place un accompagnement structuré des ressortissants confrontés à des procédures judiciaires à létranger.
Dans son communiqué, Boubacar Sèye exprime également sa compassion à la famille américaine endeuillée par la disparition tragique de trois de ses membres. Il souligne que la solidarité envers un compatriote ne saurait signifier lindifférence face à la souffrance des autres.
Au-delà de cette condamnation, le président de HSF insiste sur le devoir dassistance de lÉtat sénégalais, afin « déviter quun citoyen ne soit livré à lui-même ou que sa famille ne doive affronter seule les conséquences humaines, juridiques et financières de cette épreuve ».
Le défenseur des droits humains demande ainsi aux autorités de renforcer laccompagnement consulaire de Modou Ngom et de faciliter, en coordination avec ses avocats, lexamen des voies de recours éventuellement ouvertes par la législation américaine.
Cest dans cette perspective quil réclame la création urgente dune cellule nationale dassistance aux Sénégalais détenus à létranger. Selon lui, ce dispositif devrait disposer dun référent clairement identifié au sein du ministère compétent, chargé de coordonner le suivi des dossiers avec les représentations diplomatiques et consulaires.
Boubacar Sèye précise que cette démarche ne vise ni à contester systématiquement les décisions des juridictions étrangères ni à soustraire les ressortissants sénégalais à leurs responsabilités devant la loi. Elle doit permettre, explique-t-il, de « garantir que la nationalité sénégalaise ne devienne pas un facteur disolement face à des procédures complexes ».
Estimant que cette affaire doit provoquer un électrochoc institutionnel, le président de HSF appelle les autorités, les professionnels du droit et les associations de la diaspora à unir leurs efforts. « La protection consulaire ne doit pas être une faveur accordée au cas par cas, mais une mission organisée au service de nos citoyens », conclut-il.
Aïssatou Mbène COULIBALY

