RENTRÉE SCOLAIRE 2026-2027: La cloche sonne, les écoles pataugent, les classes attendent
La rentrée scolaire a eu lieu ce lundi 12 octobre au Sénégal, après un report de cinq jours provoqué par les intempéries. En tournée à Dakar et dans sa banlieue, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a constaté une reprise globalement effective, mais aussi des difficultés persistantes dans certains établissements. Les services du ministère recensent 644 écoles affectées par l’hivernage, dont 318 touchées par les inondations.
Les élèves ont retrouvé le chemin des classes, mais les conséquences de l’hivernage continuent de perturber la reprise des enseignements. Initialement prévue le mercredi 7 octobre, la rentrée a été reportée au lundi 12 octobre sur l’ensemble du territoire national. Cette décision devait permettre de poursuivre le nettoyage, l’assainissement et la remise en état des établissements, tout en garantissant la sécurité des élèves.
Pour évaluer les conditions d’accueil, Moustapha Guirassy s’est rendu dans plusieurs établissements, notamment à l’école Notre-Dame de Dakar, au complexe Seydina Issa Laye de Cambérène et au groupe scolaire Elimane Ndiaye A et B, à Pikine. Au terme de cette tournée, le ministre a fait état d’une rentrée globalement effective. Toutefois, selon les données de ses services disponibles dimanche, environ 7% des établissements demeuraient confrontés à des difficultés liées aux inondations.
644 écoles affectées par l’hivernage
Le bilan présenté par Pape Abdou Dia, directeur des Constructions au ministère de l’Éducation nationale, illustre l’ampleur des dégâts. Intervenant au journal de midi de la RFM, il a indiqué que 644 écoles avaient été affectées par l’hivernage, selon les informations remontées des inspections d’académie et des inspections de l’éducation et de la formation.
Ce chiffre englobe plusieurs types de dommages, dont des toitures arrachées. Parmi ces établissements, 318 ont été touchés par les inondations, dont 92 dans les trois académies de Dakar. À ce stade, 234 écoles inondées avaient fait l’objet d’un traitement, selon le responsable.
À Pikine, l’assainissement au cœur des difficultés
Au groupe scolaire Elimane Ndiaye A et B, Moustapha Guirassy a soulevé des questions concernant les installations d’assainissement et la coordination des interventions. La persistance des eaux et la remontée de la nappe phréatique compliquent les opérations de pompage dans certaines écoles. Le ministre a appelé à mieux harmoniser les actions des différents intervenants pour résoudre ces difficultés.
La situation impose également des précautions sanitaires. Dans certains établissements, les eaux stagnantes sont mélangées à des eaux usées. Le ministre a reconnu que la reprise pouvait y être différée de quelques jours et assuré que les autorités scolaires avaient reçu des instructions pour adapter l’accueil des élèves aux conditions de chaque école.
Une remise en état suspendue à la météo
Pape Abdou Dia espère que toutes les écoles inondées pourront être libérées d’ici à la fin de la semaine, à condition qu’aucune nouvelle pluie ne compromette les interventions. Ses services travaillent avec l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) pour suivre l’évolution des précipitations. Des établissements déjà dégagés pourraient, en effet, être de nouveau inondés. La poursuite des opérations reste ainsi déterminante pour permettre aux élèves encore privés de classes de commencer leur année scolaire.
Lamine DIEDHIOU

