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DJIRÈYE CLOTILDE COLY SUR LE CHOIX DE PATRICK VIEIRA: «L’État, en tant que tiers payeur, a donné la ligne budgétaire à ne pas dépasser »

La ministre de la Jeunesse et des Sports, Djirèye Clotilde Coly, s’est prononcée sur les derniers développements du football sénégalais, notamment les négociations avec Patrick Vieira, désormais coach des Lions, la délocalisation du match Sénégal-Mozambique et l’homologation du stade Léopold Sédar Senghor. Concernant les prétentions salariales du futur sélectionneur, elle confie que l’État, en sa qualité de tiers payeur, a fixé une limite budgétaire.

La Fédération sénégalaise de football (FSF) s’apprête à ouvrir une nouvelle page avec l’arrivée annoncée de Patrick Vieira à la tête de l’équipe nationale A. Le technicien français devrait entrer en fonction vendredi, à l’occasion de la publication de la liste des joueurs retenus pour affronter le Mozambique lors de la première journée des éliminatoires de la CAN 2027.

Invitée du journal télévisé de 20 heures de la RTS, hier, la ministre de la Jeunesse et des Sports a rappelé le partage des responsabilités entre l’État et les fédérations sportives. « Le sport est un pouvoir délégué aux fédérations. Ce sont elles qui sont chargées de piloter la gestion des disciplines sportives. L’État est là comme tutelle. Le ministère définit le cadre stratégique, assure l’accompagnement financier à travers les arbitrages budgétaires et veille également au respect des règles de gouvernance. Je pense que c’est une précision importante », a expliqué Djirèye Clotilde Coly.

« Les négociations avancent à un rythme qui permet de faire les choses correctement »

Revenant sur le choix du futur sélectionneur national, la ministre a précisé que la proposition relève de la Fédération sénégalaise de football, tandis que l’État intervient notamment dans l’encadrement financier du contrat. « La sélection de l’entraîneur national est faite par la Fédération sénégalaise de football, avec laquelle je m’emploie à maintenir un cadre de collaboration et de concertation. L’État s’assure que des critères de choix sont établis et que les négociations entre la Fédération et le sélectionneur avancent à un rythme qui nous permette de faire les choses correctement. L’État, en tant que tiers payeur, bien entendu, a donné la ligne budgétaire à ne pas dépasser », a-t-elle prévenu.

La pelouse du Léopold Senghor au cœur du dossier

Interrogée sur la délocalisation du match Sénégal-Mozambique, Djirèye Clotilde Coly s’est aussi expliqué sur la question des stades. « Dans le cadre des Jeux olympiques de la jeunesse, le stade Abdoulaye Wade a été mis à la disposition des Jeux. Il ne nous restait donc que le stade Léopold Sédar Senghor pour accueillir cet événement. Ce stade a fait l’objet d’une inspection de la CAF en vue de son homologation, puisqu’il fallait le mettre à niveau. Le ministère de la Jeunesse et des Sports a travaillé d’arrache-pied pour qu’il soit homologué par la CAF », a-t-elle indiqué.

Selon la ministre, l’enceinte avait obtenu une homologation provisoire assortie de deux réserves. « Après l’inspection, nous avons obtenu une homologation temporaire jusqu’au 30 septembre, avec deux réserves. La première a été levée très rapidement. La deuxième portait sur l’état de la pelouse. Dès la fin de l’inspection, le ministère a mis en place, en collaboration avec des techniciens et la Fédération sénégalaise de football, un plan de remise en état de cette pelouse. Ce plan devait nous permettre d’accueillir le match du Sénégal contre le Mozambique. Je précise qu’il y a aussi l’autonomie de gestion administrative de la Fédération », a-t-elle souligné.

« L’État a certaines prérogatives »

Malgré la délocalisation de la rencontre, le ministère poursuit les travaux de réhabilitation de la pelouse du stade Léopold Sédar Senghor. « Des matchs s’y sont tenus le week-end dernier. La Fédération sénégalaise de football a même demandé que d’autres rencontres puissent y être organisées. Le cadre est donc là. L’État a certaines prérogatives, mais il est aussi tenu de respecter les règles de non-ingérence », a expliqué la ministre.

Djirèye Clotilde Coly a également annoncé une accélération du processus d’élaboration des décrets d’application du Code du sport. « Dès ma nomination, j’ai tenu à rencontrer tous les présidents de fédération. Dans le cadre de la gouvernance, nous allons vers l’élaboration des décrets d’application du Code du sport. Cela va nous permettre de réformer en profondeur le sport sénégalais. Je souhaite que ces textes soient élaborés de manière inclusive afin de favoriser l’adhésion de l’ensemble des acteurs », a-t-elle conclu.

Fatou DIOUF