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FLAMME OLYMPIQUE À DAKAR: L’esplanade de l’hôtel de Ville s’enflamme au rythme des artistes

L’esplanade de l’Hôtel de Ville de Dakar a vibré, lundi 14 septembre 2026, au passage de la flamme olympique. Entre ferveur sportive, musique et expressions culturelles, Elage Diouf, Kya Loum, Ada Boy, Gun Mor et les Assiko de la Médina ont offert au public un spectacle populaire placé sous le signe du partage et de la célébration.

Dès les premières heures de la matinée, l’esplanade de l’Hôtel de Ville prend des allures de scène à ciel ouvert. Les spectateurs arrivent progressivement, attirés par les sonorités qui s’échappent des haut-parleurs. Des enfants se faufilent entre les adultes, des jeunes brandissent leur téléphone portable et les plus âgés cherchent une place pour ne rien manquer du spectacle.

Dans ce décor aux couleurs de Dakar 2026, les chants, les danses et les applaudissements annoncent une grande fête populaire. Tous les regards restent cependant tournés vers un même symbole : la flamme olympique, venue illuminer la capitale avant d’entamer son périple à travers le Sénégal.

Lorsque Elage Diouf apparaît sur scène, la foule répond immédiatement. En parfaite symbiose avec son orchestre, l’artiste impose son énergie communicative. Les premières notes suffisent pour faire bouger le public. L’esplanade se transforme alors en piste de danse géante. « Oumou Kalsoum », « Ray Mboté », « Sénégal » ou encore « Navetaan » sont repris en chœur par des spectateurs conquis. Les voix s’élèvent, les corps se balancent et les applaudissements redoublent.

La fête se poursuit avec Kya Loum. Guitare en bandoulière et voix puissante, l’artiste, fraîchement revenue d’Athènes, apporte une touche de douceur et d’élégance à la cérémonie. Sa prestation rappelle la proximité entre le sport et les arts, deux univers réunis autour du dépassement de soi, du partage et de la fraternité.

L’ambiance monte encore d’un cran avec l’arrivée d’Ada Boy. Véritable chouchou d’une partie de la jeunesse sénégalaise, le jeune artiste déclenche cris et acclamations. Téléphones brandis, ses admirateurs immortalisent chaque instant, tandis que d’autres reprennent ses morceaux en chœur. Pendant quelques minutes, la flamme olympique semble se confondre avec l’effervescence d’un concert à ciel ouvert.

Gun Mor joue également sa partition. Le jeune rappeur et auteur-compositeur originaire de Guédiawaye, présenté comme l’une des figures montantes du rap Galsen, insuffle à la cérémonie l’énergie de la nouvelle génération. Les Assiko de la Médina complètent le tableau avec leurs percussions entraînantes et leurs pas de danse, plongeant l’esplanade dans une ambiance typiquement dakaroise.

Au-delà des prestations artistiques, cette étape de la flamme aura surtout été un grand moment de communion. Sur l’esplanade de l’Hôtel de Ville, le sport a rencontré la musique et la culture, réunissant enfants, jeunes et adultes autour d’une même célébration.

Entre refrains repris en chœur, pas de danse et éclats de lumière, la flamme olympique n’a pas seulement traversé Dakar : elle y a allumé une ferveur populaire, portée par une scène artistique sénégalaise résolument tournée vers la jeunesse, le partage et l’ouverture au monde.

Adama AIDARA