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FORTES PLUIES MATINALE CE MARDI: Le ciel s’ouvre, Dakar et Thiès sombrent

Les fortes pluies tombées dans la matinée de ce mardi 15 septembre, aux environs de 10 heures, ont provoqué d’importantes accumulations d’eau à Dakar et à Thiès. Hôpital inondé, chaussées submergées, circulation ralentie et habitations envahies : les précipitations ont une nouvelle fois révélé la vulnérabilité de plusieurs quartiers face aux intempéries.

En quelques minutes, le ciel s’est assombri avant de déverser d’importantes quantités d’eau sur Dakar. Très vite, les premières flaques ont grossi, gagné les trottoirs puis recouvert certaines chaussées. Automobilistes, motocyclistes et piétons ont alors dû se frayer un chemin au milieu des eaux boueuses.

Ces précipitations avaient été annoncées par l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie. L’ANACIM prévoyait des pluies accompagnées d’orages sur une grande partie du pays, notamment dans les régions de Dakar et de Thiès. L’agence météorologique avait ainsi placé la façade ouest sous un temps instable.

Philippe Maguilen Senghor encore sous les eaux

À Yoff, l’hôpital Philippe Maguilen Senghor a une nouvelle fois subi les conséquences des fortes pluies. Les eaux ont envahi plusieurs espaces de l’établissement, offrant des images particulièrement préoccupantes pour une infrastructure sanitaire censée rester pleinement opérationnelle en toutes circonstances.

Cette situation, qui se répète lors de certains épisodes pluvieux, relance les interrogations sur le système de drainage autour de l’hôpital. Pour le personnel, les patients et les accompagnants, il fallait circuler avec précaution dans des zones gagnées par l’eau. Au-delà des désagréments, l’inondation d’un établissement de santé pose une question essentielle : comment garantir la continuité des soins lorsque les accès et certains espaces sont submergés ?

À la Médina, un lac devant Iba Mar-Diop

À la Médina, les abords du stade Iba Mar Diop se sont transformés en une vaste étendue d’eau boueuse. La chaussée longeant l’enceinte sportive était partiellement submergée. Certains automobilistes avançaient au pas, tandis que des piétons, contraints de contourner les flaques, cherchaient les rares passages encore praticables.

L’eau s’est également accumulée devant plusieurs accès du stade. Aucune dégradation majeure de l’enceinte sportive n’a été signalée, mais l’état des voies environnantes a fortement compliqué les déplacements. Des inondations ont été constaté autour du stade avec une importante nappe d’eau boueuse recouvrant la chaussée.

L’axe du BRT rattrapé par les eaux

Le réseau du Bus Rapid Transit n’a pas été épargné. Plusieurs portions de la voie réservée au BRT ainsi que des axes cernant le pont de l’Émergent Aliou Sow ont été envahis par les eaux.

Aux environs de l’arrêt de Grand-Médine, la chaussée était devenue difficilement praticable. Les deux voies parallèle à celle du BRT sont restés impraticable une bonne partie de la journée. Ce qui a contraint les automobilistes à faire de grands détours et entrainé de gros bouchons dans ce secteur de Grand Médine-Parcelles assainies-Patte d’Oie, jusqu’à l’autoroute et le pont de la Foire. En fin d’après-midi, lorsque le niveau de l’eau a commencé à baisser, quelques motocyclistes tentaient de progresser lentement, les pieds plongés dans l’eau, tandis que certains véhicules hésitaient à s’engager, par crainte d’une panne.

La situation était également difficile en direction de Grand-Yoff, particulièrement aux alentours de la Brioche Dorée des HLM Grand-Yoff. Dans ce secteur, connu pour ses problèmes récurrents d’évacuation des eaux, les déplacements ont été fortement ralentis.

À Thiès, les familles écopent leurs maisons

À Thiès, les fortes pluies étaient accompagnées, par endroits, de rafales de vent. Dans plusieurs quartiers périphériques de la cité du Rail, notamment Keur Issa, Bountou Dépôt, Médina Fall, Darou Salam et Silmang, des habitations ont été envahies par les eaux, selon des témoignages recueillis sur place.

Bassines, seaux et raclettes à la main, des familles se sont mobilisées pour vider leurs chambres et leurs cours. Pendant que certains tentaient de protéger les meubles, d’autres creusaient de petits passages pour faciliter l’écoulement de l’eau.

Sur plusieurs axes routiers secondaires, la circulation s’effectuait difficilement. Les automobilistes progressaient à faible allure pour éviter les nids-de-poule dissimulés sous l’eau et les éventuelles pannes de moteur.

Le souvenir des dégâts du 20 août

Ces nouvelles intempéries surviennent moins d’un mois après les fortes pluies du 20 août 2026. Les pluies de ce mardi ont ainsi ravivé les inquiétudes des populations, particulièrement dans les zones basses et insuffisamment drainées. De Dakar à Thiès, les mêmes scènes se répètent : rues transformées en mares, maisons envahies, infrastructures publiques fragilisées et mobilité fortement perturbée. Ces inondations remettent surtout au premier plan la question de la résilience des infrastructures et de la sécurisation des principaux axes de circulation.

Mariem DIA