ActualitéEconomie

SENEGAL-ENI: Cinq blocs offshore ciblés pour une nouvelle évaluation du potentiel pétrolier et gazier

En marge de Gastech 2026, le Sénégal et le groupe énergétique italien Eni ont signé, lundi 14 septembre 2026,un Protocole d’Accord portant sur l’évaluation du potentiel pétrolier et gazier de cinq blocs offshore. Une initiative qui s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de relancer l’exploration et de renforcer l’attractivité du bassin sédimentaire sénégalais.

À travers cet accord, le Gouvernement entend renforcer la connaissance du bassin sédimentaire sénégalais et favoriser l’arrivée de nouveaux investissements internationaux dans le secteur de l’amont pétrolier. L’intérêt d’Eni, groupe énergétique international de premier plan, est présenté comme un signal positif pour l’attractivité du domaine pétrolier national.

Dans le cadre du Protocole, Eni conduira, à ses frais, un programme d’études et d’analyses techniques destiné à approfondir les connaissances géologiques et géophysiques des cinq blocs. Les travaux porteront notamment sur l’analyse des données sismiques 2D et 3D ainsi que des données de puits disponibles. Ils permettront également d’évaluer le potentiel pétrolier et gazier des zones concernées.

L’accord prévoit, en outre, des échanges techniques, l’organisation d’ateliers spécialisés et des actions de transfert de connaissances. Pour les autorités sénégalaises, cette démarche doit contribuer à une meilleure valorisation des données existantes et à une connaissance plus fine du sous-sol national.

Le Gouvernement y voit également un moyen de consolider la confiance des investisseurs dans un bassin dont une partie du potentiel reste encore à explorer. La qualité des données, la stabilité du cadre institutionnel et la capacité à accompagner les investisseurs constituent, selon le communiqué, des facteurs déterminants dans un environnement international marqué par une forte concurrence entre pays producteurs et potentiels producteurs.

PETROSEN appelée à renforcer son rôle
Dans cette nouvelle dynamique, la société nationale PETROSEN est appelée à occuper une place centrale dans la connaissance, la promotion et la valorisation du bassin sédimentaire sénégalais. L’État souhaite notamment renforcer ses capacités techniques et opérationnelles, améliorer sa maîtrise des données et consolider son rôle dans l’évaluation des ressources et la construction de partenariats stratégiques avec les investisseurs internationaux.

Le Protocole d’Accord reconnaît ainsi PETROSEN comme partenaire technique dans le dispositif prévu entre les différentes parties.

« Cette signature traduit notre volonté de remettre l’exploration au cœur de notre stratégie pétrolière. Le Sénégal dispose d’un bassin sédimentaire à fort potentiel que nous voulons mieux connaître, promouvoir et valoriser. Notre ambition est d’attirer des partenaires de premier plan, tout en renforçant PETROSEN afin que notre société nationale occupe une place toujours plus importante dans la maîtrise et le développement de nos ressources pétrolières et gazières », souligne le communiqué.

Au-delà des cinq blocs concernés, le Gouvernement entend faire de cette initiative un signal à l’endroit de l’industrie pétrolière et gazière internationale. Il s’agit, selon les autorités, d’intensifier la promotion du bassin sédimentaire sénégalais, d’encourager le retour de l’exploration et de créer les conditions favorables à de nouvelles découvertes et à de nouveaux investissements.

Un accord qui ne vaut pas attribution de blocs
Le communiqué insiste toutefois sur la portée du Protocole d’Accord. Celui-ci ouvre une phase d’études et de discussions, mais ne constitue ni un contrat pétrolier ni une attribution de titre d’exploration ou d’exploitation. Il ne confère pas non plus de droit automatique à la conclusion d’un futur contrat pétrolier.

Toute éventuelle étape ultérieure devra ainsi être soumise aux procédures et approbations prévues par la législation et la réglementation sénégalaises.

À travers ce partenariat avec Eni, le Sénégal réaffirme donc son ambition de consolider sa position parmi les destinations attractives pour l’investissement énergétique en Afrique. L’objectif affiché est de poursuivre la connaissance et la valorisation des ressources nationales, tout en veillant à ce que leur développement contribue à la sécurité énergétique, à la création de valeur nationale et au développement économique du pays.