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Pandémies : le Sénégal mobilise 13,89 milliards de francs CFA pour renforcer sa riposte

Le Sénégal renforce son dispositif de prévention et de réponse aux pandémies. Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy, a lancé, ce mercredi 09 septembre 2026, un projet triennal d’un montant global de 24,6 millions de dollars soit 13,89 milliards de francs CFA destiné à renforcer les capacités nationales de prévention, de préparation et de riposte face aux futures urgences sanitaires.

Face à la multiplication des menaces sanitaires, le pays veut consolider son dispositif de prévention et de riposte. Il vient de lancer le projet « Renforcement des capacités de prévention, de préparation et de riposte aux pandémies », financé par le Pandemic Fund, pour une durée de trois ans.D’un montant global d’environ 24,6 millions de dollars, le programme repose sur l’approche « One Health » ou « Une seule santé ». Celle-ci vise à renforcer la coordination entre les secteurs de la santé humaine, de la santé animale et de l’environnement, considérés comme étroitement liés dans la prévention et la gestion des crises sanitaires.

Pour le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy, cette initiative doit permettre au Sénégal de mieux faire face aux risques sanitaires présents et futurs.« Dans un monde où les crises sanitaires sont de plus en plus fréquentes, complexes et interconnectées, cette initiative marque un tournant décisif. Notre ambition est claire : bâtir un système de santé hautement résilient et plus préparé aux risques sanitaires présents et futurs », a-t-il déclaré.

Surveillance, laboratoires et ressources humaines
Le projet entend notamment renforcer la surveillance épidémiologique et les systèmes d’alerte précoce, les capacités des laboratoires ainsi que les ressources humaines. Trois axes considérés comme prioritaires pour améliorer la préparation du pays face aux éventuelles crises sanitaires.

Ces objectifs doivent également permettre au Sénégal de progresser vers un niveau d’excellence en matière de surveillance, de diagnostic et de développement du capital humain, conformément aux exigences du Règlement sanitaire international.

« C’est tout le sens du projet que nous consacrons aujourd’hui. Ce projet du Pandemic Fund va permettre de mettre en marche concrètement l’approche de la santé dans toutes les politiques et accélérer la réalisation de la couverture sanitaire universelle », a souligné Ibrahima Sy.

Une approche multisectorielle
Sous la coordination du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, le projet bénéficie de l’appui technique de plusieurs partenaires, dont la Banque mondiale, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la FAO et l’UNICEF.

La coordinatrice sous-régionale de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest, Bintia Stephen-Tchicaya, a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective pour assurer la réussite du programme.

« Ce lancement n’est pas une fin en soi, mais c’est le point de départ d’une mise en œuvre exigeante qui nécessitera la mobilisation continue de tous : les autorités nationales, les partenaires techniques et financiers, les chercheurs, les communautés à la base et les sociétés civiles », a-t-elle indiqué.

Elle estime que la réussite du projet dépendra notamment de la capacité des différents acteurs à dépasser les cloisonnements entre secteurs.

De son côté, le représentant de l’UNICEF au Sénégal, Jacques Boyer, a réaffirmé l’engagement de son organisation aux côtés de l’État.

« Au nom de l’UNICEF, je réaffirme notre soutien indéfectible aux côtés de l’État du Sénégal, dans un esprit de partenariat transparent et rigoureux, pour que chaque investissement consenti produise un impact durable au bénéfice des populations », a-t-il déclaré.

À travers ce financement, le Sénégal entend ainsi consolider les acquis de son système de sécurité sanitaire et mieux anticiper les futures urgences. Les résultats du projet devront être capitalisés, partagés et réutilisés dans l’élaboration des politiques nationales de sécurité sanitaire.