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JUDO: Ababacar Ngom solide à la barre malgré quelques vents contraires

Le président de la Fédération sénégalaise de judo et disciplines associées (FSJDA), Ababacar Ngom, a déclaré, hier, lors d’un face-à-face avec la presse, que la discipline a connu une véritable expansion grâce à une politique de résilience. Il a également estimé que le boycott des activités fédérales par le Collectif des clubs de la majorité risquait de compromettre l’avenir d’une génération de judokas.

Un collectif dénommé « Les Clubs de la majorité » avait demandé le départ du président de la Fédération sénégalaise de judo et disciplines associées ainsi que l’organisation d’une assemblée générale élective. Quelques semaines plus tard, Ababacar Ngom est sorti de son silence en rappelant que les statuts de la fédération sont clairs : seuls les deux tiers du comité exécutif peuvent réclamer la fin anticipée de son mandat. « Ils étaient 30 présents à l’assemblée générale d’information, mais ils ne peuvent pas parler au nom des 80 clubs affiliés. Ce n’est pas possible. En plus, dans cette précipitation, on nous a présenté des clubs qui n’existent plus depuis 2022, que nous n’avons jamais vus, des clubs fantômes créés la veille, ou peut-être l’avant-veille, de l’assemblée générale d’information. Le Sénégal ne mérite pas ça », s’est désolé le président de la FSJDA.

Il a précisé que cette assemblée générale d’information ne saurait être assimilée à une assemblée générale habilitée à décider du mandat du président ou de l’organisation des élections. « Si l’on se réfère aux statuts, il est clair que, pour écourter le mandat du président, il faut une demande des deux tiers du comité exécutif. Dans un autre cas, cela peut également se faire à la demande de la majorité des clubs affiliés, selon les dispositions prévues », a soutenu Ababacar Ngom.

« Ils sont en train de tuer une génération »

Estimant que le judo est avant tout une école de valeurs, Ababacar Ngom considère que le boycott est motivé par des intérêts personnels. « Le judo véhicule de nombreuses vertus : la sincérité, l’honnêteté, le courage… Ce sont ces valeurs que nous devons transmettre aux enfants. C’est ce collectif qui a décidé de boycotter les activités de la fédération. Mais, en agissant ainsi, il ne se rend pas compte que, pour des raisons personnelles, il est en train de tuer une génération », s’est-il indigné. Le président de la fédération s’est toutefois montré optimiste quant à l’avenir de la discipline. « Le Japon va nous fournir des équipements sportifs d’une valeur de plus de 380 millions de francs CFA. Nous bénéficions également de l’appui de la Fédération internationale de judo et de la Chine », s’est-il réjoui.

« Quatre judokas partiront à Paris pour s’entraîner »

Concernant les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ), le directeur technique national (DTN), Alassane Ndiaye, a indiqué que les jeunes poursuivent activement leur préparation. « Nous aurons quatre jeunes présélectionnés pour les JOJ qui effectueront un stage en Chine avec Bilal Fofana, entraîneur à Saint-Louis. Pendant ce temps, les autres groupes poursuivront leur préparation au Sénégal avec le staff technique et les entraîneurs », a déclaré le DTN. Il a également annoncé un autre stage de préparation en France. « Un groupe de quatre judokas partira avec moi et un entraîneur national à Paris pour s’entraîner avec l’équipe de France cadette, qui nous a invités. Ce stage leur permettra également de préparer les Championnats du monde, prévus à Guayaquil, en Équateur. Le regroupement durera entre 20 et 21 jours », a conclu Alassane Ndiaye.

Fatou DIOUF