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FORMATION- QUALIFICATION: Vers la création d’une université dédiée aux métiers de l’économie maritime

Le président Bassirou Diomaye Faye a annoncé hier un projet d’une grande école des métiers de l’économie bleue. Cette école qui vise à apporter une réponse à la qualification des jeunes va aboutir, à terme à la création d’une université entièrement dédiée aux métiers de l’économie maritime.

Considérés comme une réponse concrète à l’emploi des jeunes, les métiers de l’économie bleue doivent être plus qualifiés. C’est la position que l’Etat a défendu hier lors de la cérémonie du Forum sur le développement durable des transports maritimes et de la logistique dans l’économie bleue.« L’économie bleue est aussi une réponse aux aspirations de notre jeunesse. Elle ouvre des perspectives immenses dans la pêche durable, l’aquaculture, le transport maritime, le tourisme côtier, les biotechnologies marines, les énergies renouvelables et l’innovation logistique », a déclaré Bassirou Diomaye Faye. Ainsi, il a dévoilé sa stratégie sur la formation de la jeunesse aux multiples métiers de la mer, renforcer leurs compétences et promouvoir l’entrepreneuriat bleu qui constituent des impératifs stratégiques. « C’est pourquoi nous portons le projet d’une grande école des métiers de l’économie bleue qui aboutira, à termes, à la création d’une université entièrement dédiée aux métiers de l’économie bleue, où se forment les générations qui feront la navigation, la gestion portuaire, la réparation et la construction navale, la pêche durable, l’aquaculture marine et l’ingénierie de demain », a annoncé Bassirou Diomaye Faye. « Parce que la compétitivité se joue désormais autant dans la donnée que dans l’acier, nous ferons de la digitalisation de nos chaînes logistiques un levier de fiabilité, de traçabilité et de réduction des coûts », a-t-il justifié. Dès lors, le chef de l’Etat a plaidé pour une meilleure inclusion des femmes dans l’ensemble des chaînes de valeur de l’économie bleue. «L’heure n’est plus aux seuls constats. L’heure est à l’action. Nous devons investir davantage, moderniser nos infrastructures, accélérer la transformation digitale, promouvoir des corridors verts et bâtir des partenariats fondés sur l’innovation, le transfert de technologie et le co-investissement », a recommandé le président Faye. Pour le chef le chef de l’Etat une telle ambition appelle des financements à sa mesure. C’est la raison pour laquelle, il a demandé d’apporter des réponses à travers des instruments innovants — au premier rang desquels les obligations bleues — capables de mobiliser l’épargne nationale autant que l’investissement privé. Mais, a-t-il précisé, aucun de ces financements n’aurait de sens s’il se retournait contre le patrimoine qu’il prétend valoriser : le respect rigoureux de l’environnement n’est pas une contrainte ajoutée à notre stratégie, il en est la condition première. Sur ce pont, le président Faye a donné des assurances: «Le Sénégal place la préservation de ses écosystèmes marins, côtiers et fluviaux au cœur même de ses politiques ». Dans cette dynamique, a-t-il poursuivi :« le Sénégal est prêt. Prêt à agir. Prêt à coopérer. Prêt à construire avec ses partenaires une économie bleue compétitive, durable et inclusive ». Citant la maxime inspirée de la sagesse des pêcheurs sénégalais, souvent associée à la tradition Lébou qui dit que « la mer n’oublie jamais ceux qui la respectent », le chef de l’Etat a invité les acteurs à respecter, préserver et valoriser avec intelligence et responsabilité la mer. «Faisons de nos mers et de nos océans non seulement des espaces de paix et de sécurité, mais aussi des moteurs de prospérité, de souveraineté et d’avenir pour nos peuples», a lancé Bassirou Diomaye Faye.

Mamadou Lamine CAMARA