Société

Lutte contre le trafic de drogue: l’État réaffirme sa stratégie face aux nouveaux défis

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé, a réaffirmé l’engagement de l’État à lutter contre les abus et le trafic de drogue. Il a présidé, hier, à Dakar, avec son homologue de la Santé et de l’Hygiène publique, le lancement officiel de la 39e édition de la Semaine nationale de lutte contre le trafic illicite de drogues qui se déroule du 19 au 26 juin 2026.

Entre 2025 et 2026, les forces de défense et de sécurité ont saisi environ 25 tonnes de chanvre indien, près de 2 tonnes de cocaïne, 140 kg de haschich ainsi que des milliers de comprimés et gélules de drogue synthétique. Ce bilan a été dévoilé par le ministre de l’Intérieur, Mouhamadou Makhtar Cissé. Il a présidé, hier, le lancement officiel de la 39e édition de la Semaine nationale de lutte contre le trafic illicite de drogues, organisée du 19 au 26 juin 2026 autour du thème : « Le problème mondial de la drogue : des enjeux persistants, de nouveaux défis, des réponses innovantes ». L’évènement s’est déroulé à l’hôpital Fann de Dakar, en présence du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy.

À cette occasion, le ministre de l’Intérieur a réaffirmé l’engagement de l’État à lutter contre les abus et le trafic de drogue. « Nous continuerons à investir dans la formation de nos agents, dans les technologies de détection et dans les mécanismes de coordination afin de maintenir une réponse adaptée à l’évolution permanente des réseaux criminels ». Il a salué le travail quotidien et l’efficacité croissante des forces de l’ordre sur le terrain. M. Cissé a, toutefois, alerté sur les ravages sanitaires et sociaux de ce fléau, désormais aggravés par l’essor des drogues synthétiques. « Au-delà des individus, ce sont des familles, des communautés et des sociétés entières qui subissent les conséquences de ce phénomène, causé le plus souvent par la déscolarisation, la perte d’emploi, l’exclusion sociale, la violence domestique et la délinquance », a-t-il déploré.

La lutte contre le trafic illicite de stupéfiants est transversale et implique de nombreux secteurs, au premier rang desquels figure la santé. « La question des drogues ne doit pas être perçue comme un simple défi sécuritaire, mais d’abord et avant tout comme un enjeu de santé publique et de cohésion sociale. Nos structures de soins accueillent d’ailleurs un nombre croissant de personnes souffrant de dépendance », a souligné Ibrahima Sy, ministre de la Santé et de l’Hygiène publique. Pour lui, la création du Centre de prise en charge intégrée des addictions de Dakar (Cepiad) illustre l’engagement du Sénégal en faveur d’une approche humaine, médicale et scientifique. Il reste convaincu que « derrière chaque addiction se trouve une personne dont la santé et la dignité doivent être préservées ». Le ministre a ainsi réitéré la feuille de route de son département articulée autour de trois priorités absolues : « Prévenir, soigner et réinsérer pour mieux lutter contre les addictions ».