Politique

EL HADJI MALICK NDIAYE, PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE: « L’Afrique doit être un acteur qui pense, qui décide, qui propose et qui influence »

L’Afrique connaît le prix des conflits, des divisions et des ingérences. C’est pourquoi la voix des parlements africains doit demeurer une voix d’équilibre, de justice, de responsabilité et de dialogue. Telle est la conviction exprimée par le président de l’Assemblée nationale du Sénégal lors de la clôture de la 32ᵉ Assemblée régionale Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF). Élu nouveau président de l’APF Afrique et vice-président mondial de l’organisation, El Hadji Malick Ndiaye a plaidé pour une APF « plus agile, plus représentative et davantage tournée vers les résultats concrets ».

Rideau sur la 32ᵉ Assemblée régionale Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, tenue à Dakar. Le rendez-vous est désormais fixé à 2027 à Marrakech, au Maroc. Cette session a été marquée par une distinction majeure pour le Sénégal avec l’élection d’El Hadji Malick Ndiaye à la présidence de l’APF Afrique ainsi qu’au poste de vice-président mondial de l’organisation.
Dans son discours de clôture, le président de l’Assemblée nationale du Sénégal est largement revenu sur le sens et la portée de cette rencontre des parlementaires francophones africains. Selon lui, l’Assemblée parlementaire de la Francophonie demeure « un cadre précieux de dialogue, de coopération et de solidarité ». Il a également insisté sur la nécessité pour l’APF de poursuivre sa modernisation afin de devenir une organisation « plus agile, plus représentative, plus proche des réalités africaines et davantage tournée vers les résultats concrets ».
« L’Afrique n’est pas une périphérie de la Francophonie », a-t-il martelé, avant d’ajouter que le continent constitue désormais « l’un des centres de gravité » de l’espace francophone. « Notre responsabilité collective est donc de faire en sorte que la Francophonie parlementaire soit à la hauteur de cette centralité africaine », a-t-il déclaré.
Saluant la qualité des échanges durant les travaux, El Hadji Malick Ndiaye a estimé que les débats ont démontré que la souveraineté africaine « n’est ni un slogan ni une posture ». Selon lui, elle constitue une exigence politique, institutionnelle et économique qui se construit à travers « la qualité de nos lois, la transparence de la gestion publique, la maîtrise de nos ressources, la solidité de nos institutions et notre capacité collective à répondre aux aspirations de nos peuples ». « L’Afrique ne doit plus être un espace convoité. Elle doit être un acteur qui pense, qui décide, qui propose et qui influence », a-t-il affirmé, soulignant la responsabilité majeure des parlements africains dans cette dynamique.
Avant de clore son allocution, le nouveau président de l’APF Afrique a adressé ses remerciements au comité d’organisation, au premier vice-président de l’Assemblée nationale du Sénégal, à la section sénégalaise de l’APF, ainsi qu’aux équipes administratives, techniques, logistiques, sécuritaires et aux médias ayant contribué au succès de l’événement. Il a enfin souhaité un bon retour aux différentes délégations, tout en exprimant l’espoir que les participants repartent « avec le souvenir d’une rencontre utile, fraternelle et porteuse d’avenir. Que l’esprit de Dakar nous accompagne ».

Abdoulaye DIAO