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AFFAIRE OUSMANE NDIAYE: La DER/FJ dénonce une « mise en scène » et révèle un détournement de plus de 6 millions FCFA

Ce qui avait été perçu comme un drame humain se transforme en une affaire à la fois disciplinaire et judiciaire. La Délégation générale à l’Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ) a publié un communiqué sans ambiguïté pour déconstruire la version initiale entourant la tentative de suicide de son agent, Ousmane Ndiaye, hier, à Bambey.

L’opinion publique avait été alertée par une tentative de suicide présentée comme la conséquence de pressions hiérarchiques. Une version que la DER/FJ balaie, la qualifiant de « totalement biaisée ». L’institution affirme que l’acte de l’agent serait plutôt lié à des malversations financières, notamment des détournements de fonds destinés à des Groupements d’Intérêt Économique (GIE).
Selon la cellule de communication de la DER, les faits remontent au 13 avril 2026, à l’issue d’une cérémonie de remise de financements présidée par le Dr Aïssatou Mbodji. Ousmane Ndiaye aurait alors contacté les bénéficiaires en se faisant passer pour un intermédiaire mandaté pour gérer les achats de matériel. Ce stratagème lui aurait permis de détourner environ 5 millions de FCFA auprès de trois GIE. Les investigations ont également révélé d’autres encaissements irréguliers, portant le préjudice global à plus de 6 millions de FCFA.
Le point le plus marquant du communiqué concerne les circonstances de l’acte. La DER/FJ évoque une « mise en scène théâtrale », indiquant que l’agent aurait été descendu volontairement dans un puits à l’aide d’une corde. Toujours selon la même source, il aurait refusé d’être secouru immédiatement par des riverains, attendant l’intervention des sapeurs-pompiers. L’institution souligne par ailleurs l’absence de blessures visibles, renforçant ses soupçons sur le caractère simulé de l’acte.
Face à la gravité des faits, la DER/FJ a procédé à la résiliation du contrat de l’agent, effective depuis le 27 avril 2026. Sous l’autorité du Dr Aïssatou Mbodji, la direction insiste sur le principe de redevabilité. « Aucun lien personnel, politique ou de proximité ne saurait prévaloir sur les principes de bonne gouvernance », clame la DER/FJ qui réaffirme sa ligne de conduite : tolérance zéro face aux détournements et abus de confiance.

Mariem DIA