Grève du 30 mars au 1ᵉʳ avril 2026 : la Fédération des syndicats des transports routiers maintient son mot d’ordre
Le secteur du transport sera paralysé pour 72 heures. Le secrétaire général du Syndicat des transports routiers du Sénégal, Fallou Samb, confirme le mouvement de grève à compter du lundi 30 mars 2026. La Fédération des syndicats des transports routiers, qui avait quitté la table des négociations, dénonce un « manque de sérieux » et de « respect des procédures ».
Sur leur boycott de la réunion, Fallou Samb pointe du doigt « la présence dans la salle d’un syndicaliste non signataire du préavis, se présentant comme un « conseiller du ministre » ». L’absence initiale du ministre lui-même est également perçue comme un signe de désintérêt. M. Samb indexe aussi le format de la réunion.
« La salle bondée, au lieu d’un cadre de négociation restreint, ne permettait pas des discussions techniques sérieuses », ajoute-t-il. Malgré la « politique de la chaise vide » lors de la seconde rencontre, Fallou Samb précise que le grief reste identique : « la présence d’un syndicaliste non signataire du préavis ».
La fédération se dit, toutefois, ouverte à une discussion sérieuse, à condition que l’État s’adresse exclusivement aux véritables signataires. Par ailleurs, M. Samb dénonce le refus des autorités de reconnaître officiellement leur fédération, née le 16 février 2026, y voyant « une tentative de tourner en dérision leur mouvement ».
La Fédération rappelle que ses revendications portent sur la légalité et non sur l’argent. Les grévistes s’insurgent contre le « harcèlement » et la « corruption des forces de l’ordre » sur les routes, réclamant l’application des accords sur la réduction des points de contrôle.

