CALOMNIE, MENSONGE ET COMMÉRAGE: Oustaz Ibrahima Gueye met en garde les jeûneurs
Animateur d’émissions religieuses, Oustaz Ibrahima Gueye a apporté des éclairages sur les dangers de la calomnie, du mensonge et du commérage en islam, particulièrement durant le mois béni de Ramadan. Selon lui, ces comportements peuvent réduire à néant les efforts spirituels du jeûneur.
La pratique de l’islam, surtout en période de Ramadan, est indissociable de la sagesse, de la retenue et de la maîtrise de soi. Une attitude qui, selon Oustaz Ibrahima Gueye, est totalement incompatible avec la calomnie.
« La calomnie est quelque chose de très grave en islam, encore plus durant le mois de Ramadan. Le jeûne ne consiste pas seulement à s’abstenir de manger ou de boire. Toutes les parties du corps doivent jeûner : la langue, les yeux, les oreilles, les mains et les pieds. Celui qui ne contrôle pas sa langue ou qui se laisse aller à ce qui est interdit risque de voir la récompense de son jeûne annulée », a expliqué le prêcheur.
Selon lui, le jeûneur qui se livre à la calomnie ne récolte finalement que la faim et la fatigue. « L’islam prévoit de lourdes sanctions contre les calomniateurs. Il en est de même pour ceux qui diffusent de fausses informations, sèment la discorde ou détruisent les relations entre les personnes ou les communautés », a-t-il alerté. Pour ces comportements, ajoute-t-il, « les conséquences spirituelles peuvent être lourdes dans l’au-delà ».
Abordant la question du mensonge, Oustaz Ibrahima Gueye rappelle que celui-ci figure parmi les grands péchés en islam. « Le mensonge occupe l’une des premières places parmi les grands péchés. Il peut anéantir les bonnes actions du jeûneur. Les actes d’adoration ne peuvent rien contre les effets du mensonge si la personne ne se repent pas sincèrement », a-t-il indiqué.
Toutefois, il souligne que le croyant qui commet ce péché peut obtenir le pardon divin à condition de se repentir avec sincérité, de regretter profondément son acte et de s’engager à ne plus recommencer.
Le prédicateur a également déploré la place grandissante du mensonge dans la société actuelle. « Nous vivons malheureusement dans un contexte où le mensonge prend des proportions inquiétantes. Les moyens de communication et les outils numériques sont parfois utilisés pour diffuser des informations qui ne correspondent pas à la réalité », a-t-il regretté.
Pour illustrer la gravité de ce comportement, Oustaz Gueye rappelle que de nombreux versets du Coran évoquent la question du mensonge et mettent en garde contre ses conséquences. « Le mensonge ouvre la porte à la mauvaise foi et éloigne le croyant de la vérité », a-t-il averti.
Enfin, le prédicateur a évoqué le commérage, également interdit en islam, surtout pendant le Ramadan. « Le véritable croyant est celui qui veille à ne pas commettre de péchés à travers ses paroles. Ceux qui se livrent au commérage s’exposent à de sévères châtiments dans l’au-delà », a-t-il conseillé.
D’après lui, la sanction spirituelle peut aller jusqu’à la perte des bonnes actions accumulées. « Le commérage est malheureusement devenu fréquent dans notre société, parfois même dans certains débats publics ou sur les plateaux de télévision », a conclu Oustaz Ibrahima Gueye.
Mamadou Lamine CAMARA

