ActualitéSantéSociété

Prise en charge des détenus vivant avec le VIH : les mises au point du Cnls

Les détenus vivant avec le VIH peuvent vivre en communauté sans risque de transmission ou de contamination du virus aux autres membres en milieu de détention. Ils peuvent partager les mêmes cellules que les autres sans risque. La précision a été faite par le Conseil national de lutte contre le sida du Sénégal (Cnls), dans une note publiée lundi.

En accord avec les directives nationales et les principes internationaux, la personne détenue vivant avec le VIH bénéficie des mêmes standards de soins appliqués au niveau de la communauté en général.

« La personne détenue vivant avec le VIH peut vivre en communauté sans risque de transmission ou de contamination du virus aux autres membres en milieu de détention. Elle peut partager les mêmes cellules que les autres détenus sans risque », souligne le Cnls dans une note publiée lundi.

A lire aussi : [Vidéo] Dr Safiatou Thiam fait un diagnostic du VIH au Sénégal

Au-delà, le texte précise que la confidentialité, le respect de la dignité et la non-stigmatisation doivent être garantis : « le statut sérologique du détenu ne doit pas être divulgué, l’isolement en cellule individuelle n’est pas recommandé, le dossier médical doit être séparé de celui de l’administration pénitentiaire, gardé à l’infirmerie sous la responsabilité du médecin (ou de l’infirmier) responsable de la structure. La continuité du traitement antirétroviral doit être assurée afin d’éviter toute interruption en milieu de détention ».

Au Sénégal, le suivi médical des détenus vivant avec le VIH rappelle le Cnls, est assuré dans les centres de santé ou dans les services spécialisés des hôpitaux. Le suivi se fait sous la surveillance du service médical de l’administration pénitentiaire, avec un respect strict des rendez-vous, déterminés en fonction de l’état clinique de la personne détenue et de la réponse au traitement antirétroviral.

Le dépistage « n’est pas obligatoire » dans les prisons du Sénégal

Toutefois, signale le document, le dépistage « n’est pas obligatoire » dans les prisons du Sénégal. Sur ce, le Cnls indique que la priorité doit être la prise en charge en cas de sérologie VIH positive. Cette prise en charge s’établit dès son premier contact avec le milieu carcéral par le personnel médical.

« Une personne vivant avec le VIH sous traitement antirétroviral efficace, avec une charge virale indétectable ne transmet pas le virus, principe connu sous la qualification Indétectable Intransmissible (I-I). Les traitements réduisent la charge virale à un niveau indétectable, empêchant la transmission », informe le Cnls.

« La détection, la prévention et le traitement d’autres infections comme la tuberculose, l’hépatite B, l’hépatite C et les infections sexuellement transmissibles sont également recommandés et mis en œuvre par le personnel carcéral. De même, la santé mentale doit être systématiquement évaluée et prise en charge », renchérit la même source.

Par ailleurs, il convient de souligner que, dans le cadre du renforcement de la prise en charge du VIH en milieu carcéral, des activités de formation et de plaidoyer auprès des infirmiers, des surveillants et des directeurs des maisons d’arrêt et de correction sont régulièrement menées.