On préfère l’accessoire à l’essentiel.On s’en délecte pour s’en accommoder.Par MLDIATTA
Curieux pays. Mentalité bizarre.
On préfère parler des gens,de leur mode de vie,de la dernière coiffure de la collègue de travail, du nouveau véhicule du voisin ou encore de la récente bagarre du couple avec lequel on partage le même palier…
On perd énormément de temps, d’énergie & d’influx dans de tels errements.
Juste un exemple, beaucoup d’activistes et de prétendus influenceurs s’agitent sur la toile comme des meurt- de faim sur l’affaire Pape Cheikh Diallo/ Djiby Dramé. Ils ergotent à qui mieux-mieux.
Sans doute à la recherche de clics & de buzz surtout qu’ils savent pertinemment qu’il ya des sujets plus urgents dans ce pays pauvre hyper endetté qui nous mobilise au quotidien…
Bref, on adore jacasser sur les concitoyens, pas sur les projets de développement, l’économie atone, les infrastructures, l’emploi d’une jeunesse désœuvrée ( 75% de la population ont moins de 35 ans !), l’accueil dans les structures de santé, le cadre de vie qui se dégrade…
Des sujets ardus il est vrai, pas sexy du tout et qui demandent une
véritable capacité de réflexion.
Alors, on s’en détourne. Or, on connaît parfaitement les enjeux de développement.
Autrement dit, c’est plus commode et plus facile de parler de l’autre. Le plus souvent en mal, au mépris des recommandations des religions révélées.
Surtout que parler des gens répond également à une forte demande des médias sociaux et même de la presse classique. Et oui, il faut bien alimenter le bon vieux People !
Et puis, cette activité nous console quelque part et nous conforte inconsciemment dans la conviction que finalement nous n’avons pas une vie aussi difficile que nous le pensons.
Nous ne sommes pas aussi malheureux car à côté, certains vivent pire que nous… Oui, contrairement à ce que nous croyons, l’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs.
Parler de l’autre nous apaise t-il sur le plan psychologique ?
Voire.
C’est possible d’autant qu’on ne comprendra jamais l’humain.
DIEU reconnaîtra les siens.
Nb/ En même temps, le jeune Pape Cheikh et l’artiste Djiby Dramé paient évidemment le prix de leur célébrité.
Tout est lié.
Ainsi va la vie.

