CultureSociété

CINEMA -BERLINALE 2026: « Dao » d’Alain Gomis en compétition officielle

Sélectionné en compétition officielle à la Berlinale 2026, « Dao », le nouveau long-métrage du cinéaste franco-sénégalais, Alain Gomis, portera haut les couleurs du cinéma africain à Berlin, du 12 au 22 février, aux côtés des grandes signatures du cinéma mondial.

Le long-métrage « Dao », réalisé par Alain Gomis, a été retenu dans la sélection officielle de la 76ᵉ édition de la Berlinale, prévue à Berlin du 12 au 22 février 2026. Le film sera présenté en compétition officielle, aux côtés de plusieurs œuvres majeures du cinéma international, et concourra pour l’Ours d’or.D’une durée d’environ 185 minutes, « Dao » s’inscrit dans la veine contemplative et profondément humaine du cinéma de Gomis.

Le récit tisse deux célébrations de la vie : un mariage en France et une cérémonie de commémoration en Guinée-Bissau. À travers ces deux espaces, le film explore les liens d’une famille, la transmission d’un héritage et les trajectoires intimes qui voyagent entre les mondes.

Au cœur de l’histoire, le personnage de Gloria traverse le mariage de sa fille en banlieue parisienne avant de se rendre à une cérémonie honorant son père récemment disparu. Le récit navigue ainsi entre passé et présent, vie et mort, réalité et fiction, jusqu’à atteindre un point de réconciliation et de paix intérieure, dans un dispositif narratif à la fois sensible et universel.

Cette sélection marque le retour d’Alain Gomis à la Berlinale, près d’une décennie après le succès de « Félicité », qui avait remporté le Grand Prix du Jury (Ours d’argent) en 2017. Avec « Dao », le cinéaste franco-sénégalais confirme sa place singulière dans le paysage du cinéma d’auteur international.

La Berlinale 2026 présentera « Dao » en première mondiale parmi les 22 films en compétition officielle, confirmant une fois de plus l’ouverture du Festival international du film de Berlin aux voix cinématographiques venues d’Afrique et de sa diaspora.

Chaque année, la Berlinale s’impose comme une vitrine majeure des cinématographies du monde entier. Le cinéma africain, de plus en plus présent dans ses différentes sections – Compétition officielle, Panorama, Forum ou Berlinale Shorts – y affirme des récits puissants, à la fois personnels et universels, capables de résonner bien au-delà du continent.

Cette dynamique s’est illustrée de manière éclatante en 2024, avec la consécration de « Dahomey » de Mati Diop, lauréat de l’Ours d’or. Ce documentaire, consacré à la restitution d’artefacts royaux africains, a mis en lumière les enjeux de mémoire, d’histoire et d’identité culturelle, des thématiques qui font écho, à leur manière, au travail d’Alain Gomis dans « Dao ».

Adama AIDARA