Société

CYBERCRIMINALITÉ: Un réseau de contenus illicites et de prostitution en ligne démantelé par la Police

La Division spéciale de lutte contre la cybercriminalité (DSLC) a mis au jour un réseau structuré opérant via un site spécialisé et des groupes privés, impliquant production et diffusion de contenus illicites ainsi que la promotion d’activités de prostitution.

Trois personnes ont été déférées.

La Police nationale a annoncé, ce mercredi, le démantèlement d’un vaste dispositif criminel opérant sur internet, à la suite d’investigations menées par la Division spéciale de lutte contre la cybercriminalité (DSLC).

Les enquêteurs ont découvert l’existence d’un site spécialisé ainsi que de groupes privés hébergés sur l’application Telegram, utilisés pour diffuser massivement des contenus illicites et servir de canaux pour des activités de prostitution en ligne.

Selon les éléments recueillis par la DSLC, le réseau reposait sur un site internet dédié à la diffusion de contenus explicites, couplé à plusieurs groupes Telegram servant à la publicité, au relais et à la mise en relation entre prestataires et clients. L’ensemble était administré par un individu opérant sous pseudonyme et résidant à l’étranger.

Il gérait l’organisation des activités, supervisait la diffusion de contenus et centralisait les échanges avec les personnes impliquées.

Plus de 2 000 contenus illicites découverts

L’exploitation des supports numériques saisis a permis de mettre au jour un volume particulièrement important de contenus prohibés : 2 148 vidéos et images à caractère pornographique, impliquant des personnes identifiées et largement relayées sur les plateformes du réseau.

Cette quantité témoigne, selon la Police, d’une activité intense, régulière et organisée autour de la production volontaire et de la circulation massive de contenus.

Les investigations ont permis d’établir que les personnes impliquées produisaient elles-mêmes des vidéos à caractère pornographique, avant de les transmettre à l’administrateur des plateformes en vue de leur diffusion.

Ces contenus servaient ensuite de supports publicitaires permettant de proposer des prestations sexuelles tarifées.Les rendez-vous étaient organisés exclusivement via les canaux numériques du réseau. L’administrateur conservait 25% des gains, soit l’équivalent d’un client sur quatre, en rémunération de ses services de mise en relation.

D’après les personnes interpellées, les tarifs pratiqués s’élevaient de 10 000 FCFA, jusqu’à 20 000 FCFA l’heure et 100 000 FCFA la nuit, les paiements s’effectuant essentiellement via des services de transfert mobile.

À l’issue des investigations préliminaires, les trois personnes mises en cause ont été déférées devant le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar.

Mame Ndella FAYE