ActualitéEconomie

ENTREPRENARIAT ET CRÉATION D’EMPLOIS: Plus de 50% des start-up meurent avant leur premier anniversaire

Plus de la moitié des start-up sénégalaises disparaissent avant douze mois d’existence, et la majorité des PME ne franchissent pas le cap des cinq ans. Des chiffres alarmants révélés par El Hadji Malick Ba, Business Information Manager de COFACE pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, lors d’une table ronde tenue, hier, à Dakar, en marge de la première édition du Quality Leaders Summit, un forum dédié à l’excellence financière et à la gouvernance responsable.

« Plus de 50% des start-up meurent après une année d’existence. C’est énorme. Quand on connaît le nombre de start-up créées chaque année en Afrique, on mesure l’ampleur du phénomène. Et la majorité des PME ne dépasse pas cinq ans », a alerté M. Ba.

Pour lui, ces échecs ne sont pas fortuits. Ils s’expliquent par trois facteurs décisifs qui déterminent la longévité ou la chute d’une entreprise. Une vision stratégique claire : L’entreprise doit viser la performance à long terme plutôt que la rentabilité immédiate. Cela passe par une stratégie lisible, un suivi continu et des contrôles internes alignés sur les objectifs.

La maîtrise des risques : Retards de paiement, défaillances de fournisseurs, fragilité de trésorerie, autant de risques souvent sous-estimés. Une gestion anticipative et méthodique peut pourtant éviter la faillite. Une gouvernance transparente : Comptabilité rigoureuse, discipline budgétaire et communication claire renforcent la confiance des partenaires financiers, des investisseurs et d’acteurs tels que Coface.

« La gouvernance, combinée à la transparence financière, est essentielle. Il faut disposer de comptes fiables et d’une discipline financière forte pour rassurer ses partenaires », conseille El Hadji Malick Ba qui, s’appuyant sur ces trois piliers – vision, gestion des risques, gouvernance transparente – est d’avis que les entreprises sénégalaises peuvent non seulement réduire leur fragilité, mais aussi construire une croissance durable.

Abdoulaye DIAO