UN AUTRE DRAME AUTOUR DE L’AFFAIRE CHEIKH TOURÉ: Alassane Diallo porté disparu après le versement de 2,5 millions FCFA par sa famille
Alors que l’émotion reste vive après la mort tragique de Cheikh Touré au Ghana, une nouvelle disparition vient raviver les inquiétudes autour des réseaux de faux recruteurs. Alassane Diallo, jeune footballeur originaire de Pikine, n’a plus donné signe de vie depuis son départ au Ghana, après avoir versé 2,5 millions FCFA à un supposé centre de formation.
L’affaire des jeunes footballeurs sénégalais partis au Ghana continue de susciter l’indignation. Après la tragédie de Cheikh Touré, assassiné vendredi dernier, un nouveau cas de disparition vient relancer les inquiétudes. Il s’agit d’Alassane Diallo, un jeune joueur originaire de Pikine, porté disparu depuis le 18 octobre au Ghana, après avoir versé une somme totale de 2,5 millions FCFA, via sa famille, à un supposé centre de formation.
Selon les informations publiées par Malang Sané sur son compte X (ex-Twitter), Alassane Diallo aurait été contacté par un prétendu centre dénommé « Njaccar Sports Center », qui lui aurait promis des essais au Maroc. Séduit par l’offre, il quitte Dakar en juillet dernier. Son entourage, bien que méfiant, décide de lui venir en aide financièrement.« Le 25 juillet, sa mère, malgré ses doutes, lui transfère la somme demandée. Mais les problèmes ne s’arrêtent pas là.
Le 9 octobre, Alassane contacte à nouveau sa famille pour réclamer 1,2 million de francs CFA supplémentaires, arguant que le club exige cette somme pour régler des frais urgents. Sans hésiter, son frère effectue le transfert entre 15h26 et 15h29 », précise la publication.Depuis ce virement, plus aucune nouvelle du jeune footballeur.
Et dans le sillage du meurtre de Cheikh Touré, sa famille vit désormais dans l’angoisse. Elle appelle les autorités sénégalaises et la communauté internationale à intervenir rapidement pour retrouver leur fils et mettre fin à ces réseaux de faux recruteurs.
D’après plusieurs sources concordantes, plus d’une vingtaine de jeunes joueurs sénégalais auraient été attirés au Ghana dans des conditions similaires, souvent par des personnes se présentant comme agents ou responsables de centres sportifs.
Ces pratiques frauduleuses, qui exploitent les rêves de jeunes talents, mettent en lumière un vaste réseau d’escroquerie transnationale ciblant les familles modestes à la recherche d’un avenir meilleur pour leurs enfants.
Fatou DIOUF

