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Le plan Trump pour Gaza face aux obstacles, le Hamas examine la proposition de paix

Après bientôt deux ans de guerre, la Maison Blanche a publié une proposition en 20 points censée mettre fin au conflit déclenché par l’attaque sanglante menée le 7 octobre 2023 par le Hamas contre Israël, qui a fait des dizaines de milliers de morts et transformé la bande de Gaza en champ de ruines. Pour que ce plan devienne un processus, il faut encore que le Hamas l’accepte. Mais ce n’est pas le seul point d’interrogation ni le seul obstacle.
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et le Hamas ont en commun d’être soumis à de fortes pressions. Difficile de dire « non » à ce qui est sur la table. D’un côté comme de l’autre, il sera tentant en cas d’échec ou de sabotage d’en faire peser la responsabilité sur l’ennemi.

Le Hamas a commencé ce mardi l’examen du plan de paix pour Gaza de Donald Trump. Une source palestinienne proche du Hamas a affirmé mardi que le mouvement islamiste commençait « une série de consultations » autour du plan, qui pourraient « durer plusieurs jours ». 

Le Qatar a affirmé de son côté qu’une réunion est prévue mardi avec le mouvement islamiste palestinien Hamas en présence de représentants de la Turquie. « La délégation de négociateurs du Hamas a promis d’étudier le plan de manière responsable », a déclaré le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari, en affirmant qu’une réunion entre les deux parties aura lieu mardi soir, « à laquelle participera aussi la partie turque ».

Pour le Hamas, la reddition totale que représente par exemple dans les points 6 et 13 du plan Trump paraît difficile à accepter, notamment son désarmement et le renoncement du parti islamiste à toute gouvernance future de la bande de Gaza. Le mieux que les chefs du Hamas, encore en vie à Gaza, peuvent obtenir dans ce texte, c’est une forme d’amnistie et la possibilité de quitter les territoires.