Otan: les drones en Pologne et en Roumanie reposent la question de la stratégie défensive de l’Alliance
La Roumanie a convoqué, dimanche 14 septembre, l’ambassadeur de Russie pour dénoncer le survol qualifié « d’inacceptable » d’un drone russe dans son espace aérien, et ce, quelques jours après une intrusion spectaculaire d’aéronefs similaires dans le ciel polonais. En réponse, l’Otan a lancé l’opération « Sentinelle orientale » qui reste, pour certains observateurs, une riposte trop mesurée.
Le Danemark, le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France vont rapidement engager des moyens : Paris envoie trois avions Rafale en Pologne accompagnés d’une trentaine de personnels. L’Allemagne et le Royaume-Uni mobilisent également quelques chasseurs Typhoon et pour la défense sol-air, les Pays-Bas accélèrent la livraison de deux batteries de missiles Patriot.Protéger le ciel ukrainien pour protéger l’Europe ? Reste que le déploiement de ces quelques moyens militaires coûte cher et sont mal taillés pour répondre aux défis spécifiques que pose l’intrusion des drones « low cost » russes. Le débat est donc vif en Europe sur la réponse militaire à mettre en œuvre pour dissuader Moscou.Dans une tribune publiée ce week-end dans le quotidien Le Monde, un collectif d’experts, plaide pour la mise en place du projet européen « Skyshield ». À savoir une zone de protection aérienne intégrée, permettant à une coalition européenne de neutraliser missiles et drones russes au-dessus du territoire ukrainien occidental.Une défense déportée, car le Kremlin ne se contente plus de frapper l’Ukraine, mais cartographie les vulnérabilités de la défense européenne, notent les experts, ajoutant que « la posture exclusivement défensive est révolue, l’heure est venue

