«Bloquons tout»: près de 300 arrestations, des actions limitées et des cortèges dans plusieurs villes
Blocages d’infrastructures de transports, de sites symboliques ou de lycées, manifestations, grève de la carte bancaire : le mouvement « Bloquons tout » a lancé une myriade d’actions mercredi 10 septembre pour protester contre la politique du président Emmanuel Macron et la situation socio-économique en France.
Ce qu’il faut retenir :
Cette mobilisation intervient après la nomination mardi 9 septembre de Sébastien Lecornu comme Premier ministre, après l’éviction de François Bayrou.
La France connaît une journée de mobilisation nationale ce mercredi 10 septembre du mouvement « Bloquons tout », né sur les réseaux sociaux cet été pour exprimer son « ras-le-bol » de la situation économique, sociale et politique du pays.
De premières actions ont débuté tôt ce mercredi un peu partout sur le territoire, mais sans toucher des cibles stratégiques et sans débordements notables. Des centaines de blocages ou tentatives se sont heurtés le plus souvent à l’action préventive des forces de l’ordre. Des manifestations se tiennent cet après-midi dans plusieurs grandes villes du pays.
Près de 300 interpellations ont eu lieu depuis ce matin, dont 183 en région parisienne.
Le ministre de l’Intérieur démissionnaire Bruno Retailleau a rappelé la forte mobilisation des forces de l’ordre, « 80 000 gendarmes et policiers » en France, dont 6 000 à Paris, avec la consigne « de ne pas tolérer de violence, de dégradation, de blocage, d’occupation des infrastructures essentielles de notre nation ».

