Magal de Touba : une aubaine pour l’industrie du cuir
Le Magal de Touba, événement religieux majeur au Sénégal, est l’occasion de faire le plein pour ”Touba Cuirs et Peaux”, une entreprise spécialisée dans la collecte, la conservation et la commercialisation de cette matière première.
Créée en 2008, Touba cuirs et peaux est installée à Dakar, en face de la Société de gestion des abattoirs du Sénégal (SOGAS), mais également à Touba. Une manière de se rapprocher de ces principaux points de collecte.
Le Magal est une période décisive pour l’activité de l’entreprise.
C’est à ce moment que le volume de peaux collectées atteint son pic annuel, selon le gérant de cette entreprise Mamadou Faye.
Il a souligné, dans un entretien avec l’APS, l’importance de cet événement religieux dans l’optimisation du chiffre d’affaires de la société.
Issu d’une famille ayant travaillé à la SERAS devenue SOGAS, Société de gestion des abattoirs du Sénégal, il explique que cette tradition familiale a nourri son intérêt pour le métier, facilitant une transition naturelle vers ce secteur porteur.
“Si nous avons investi dans ce secteur, c’est parce que d’abord nos parents travaillaient à la SERAS, donc nous avons été très tôt connectés au travail des peaux”, a avancé M. Faye.
Il y a eu ensuite le flair de certains de ses amis européens qui lui ont recommandé d’explorer ce filon.
“On avait un ami Portugais qui nous avait conseillé d’investir dans ce secteur qui était à l’époque plus rentable”, rappelle-t-il, ajoutant que ce Portugais les avait entretenus sur les enjeux et les réseaux pour mieux comprendre et tirer profit de ce secteur.
Une niche d’opportunités
Le Magal de Touba étant devenu un événement d’une dimension considérable, au cours duquel des milliers de moutons, de bœufs, chameaux et autres animaux sont immolés, “Touba cuirs et peaux” a décidé de s’installer dans cette cité religieuse, faisant ainsi de la ville religieuse un de ses principaux points de collecte.
“En l’espace d’une semaine, on peut collecter une grande quantité de peaux de bovins, d’ovins et de caprins. Vous pouvez arriver à collecter ce que vous ne pouvez pas collecter pendant deux à trois mois”, s’est réjoui Mamadou Faye.

