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France: ce qui change avec le nouveau mode de scrutin aux municipales de Paris, Lyon et Marseille

Outre sa décision sur la loi Duplomb et sur la loi de refondation de Mayotte, le Conseil constitutionnel s’est aussi prononcé, jeudi 7 août, sur un autre sujet : le nouveau mode de scrutin pour les élections municipales à Paris, Lyon et Marseille. Et les Sages ont validé la « loi PLM », portée par le parti présidentiel, soutenue par le gouvernement et qui vise à réformer le mode d’élection des maires et des conseils municipaux des trois villes les plus peuplées de France.
Jusqu’à présent, les habitants de Paris, Lyon et Marseille votaient pour une liste de conseillers municipaux d’arrondissement. Les plus hauts placés composaient ensuite le conseil municipal et élisaient le maire. Ce fonctionnement est donc désormais  terminé. À partir de mars 2026, ces trois villes se rangeront sur le modèle « un électeur = une voix ».

Concrètement, il y aura désormais deux scrutins distincts. Un premier pour élire directement les membres du conseil municipal central, lesquels éliront ensuite le maire. Et un deuxième pour désigner les conseillers de chaque arrondissement.

Si cette nouvelle formule ne devrait pas avoir de conséquence majeure pour Lyon et Marseille, elle sera en revanche déterminante pour la course à la mairie de Paris. Dans l’entourage de Rachida Dati, la ministre de la Culture qui a fait de Paris son objectif numéro 1, on se félicite d’une « victoire démocratique ». Selon un conseiller, cette loi va lui apporter un avantage indéniable pendant sa campagne.

La réforme diminue en effet énormément le poids politique des maires d’arrondissements qui pourraient s’opposer à l’actuelle ministre de la Culture. À gauche, en revanche, on dénonce un bidouillage électoral conçu pour faire les affaires de Rachida Dati. Ce changement pourrait pousser toutes les forces de gauche à s’unir dès le premier tour. C’est en tout cas l’appel lancé par le communiste Ian Brossat, et l’écologiste David Belliard.