Royaume-Uni: le gouvernement dévoile une nouvelle arme pour lutter contre l’immigration illégale
Le Royaume-Uni craint de nouvelles émeutes aux abords d’hôtels hébergeant des demandeurs d’asile. Depuis le week-end dernier, des manifestants affiliés à l’extrême droite dénoncent l’accueil de migrants après la mise en examen de l’un d’entre eux pour agressions sexuelles. Ces tensions interviennent alors que les traversées de la Manche ont atteint un nombre record sur le premier semestre, et alors que le gouvernement a promis de faire diminuer l’immigration. L’exécutif vient de dévoiler une nouvelle arme pour lutter contre les arrivées clandestines.
Au Royaume-Uni, Londres décide de sanctionner 25 individus et organisations liés à l’immigration irrégulière. Parmi eux, un trafiquant albanais basé en Belgique, des dirigeants de réseaux de passeurs et de campements dans les Balkans et en Afrique du Nord, des faussaires de passeport, ainsi qu’une entreprise chinoise qui produit des bateaux pneumatiques, utilisés par les migrants pour traverser la Manche.
Ces 25 entités voient donc leurs avoirs au Royaume-Uni gelés et certaines sont désormais interdites d’entrée sur le sol britannique. Les entreprises britanniques doivent également couper toute relation avec elles. Ce sont les premières sanctions sous le nouveau régime annoncé en début de semaine, avec l’objectif de viser spécifiquement les passeurs et de « détruire les gangs », une promesse de campagne du parti travailliste au pouvoir.
La mesure est hautement symbolique. Attaquer les réseaux de passeurs sur le plan économique plutôt que criminel, c’est une première mondiale, selon le ministère de l’Intérieur. Mais les groupes de réflexion spécialisés dans les questions migratoires estiment qu’elle n’aura qu’un impact marginal, visant des individus isolés plutôt qu’un système tentaculaire.
RFI

