ContributionSport

JOJ-2026 : DAKAR, L’OLYMPIE AFRICAINE DE LA JEUNESSE MONDIALE.Par Mohamed GASSAMA

Par référence à l’histoire des Jeux Olympiques antiques, l’on pourrait bien assimiler la capitale du Sénégal à une jumelle du mont Olympie de la Grèce.
En effet, c’était le sanctuaire religieux qui, tous les quatre ans, rassemblait les athlètes masculins de toutes les Cités-États pour des cérémonies en hommage à ZEUS ou JUPITER (chez les romains).
À cette occasion, la tradition consistait à observer scrupuleusement ce que l’on appelait « Ekecheiria », à savoir, une trêve olympique, période où les armes se taisaient sur l’ensemble des territoires grecs.
Mutatis mutandis, Dakar est aujourd’hui la terre africaine qui, à l’image du site jupitérien, accueille le monde olympique à travers les jeunes pour magnifier la paix, le sport, l’éducation et les échanges culturels.

DES JEUX OUVERTS AU MONDE.

Contrairement aux Jeux antiques, exclusivement réservés aux citoyens, c’est-à-dire, les hommes libres, les JOJ restent ouverts à tous les jeunes et à tous les continents.
Ils sont placés sous le sceau de l’universalité et de la parité depuis leur création, officiellement, en 2007.
À ce titre, il sied de dire que ce samedi, 31 octobre 2026, le « berceau de l’hospitalité » ouvre grandes ses portes à l’humanité.
Alors, que toutes et tous le sachent et le notent bien.
Il s’agit d’un honneur fait à notre cher « Sunu Gaal » qui devait l’organiser depuis 2022 si le virus de la Covid 19 n’avait pas mis le monde entier sous cloche.
Il ne s’agit pas d’une affaire de Parti, d’individus ou de groupes. Non plus, ce n’est point l’affaire exclusive du Comité d’organisation, brillamment conduit par le Président Mamadou Diagna NDIAYE.
Justement, ce dernier ainsi que le Coordonnateur général du COJOJ, Monsieur Ibrahima WADE, l’ensemble des membres de l’équipe olympique méritent des satisfécits. Il en est de même pour le secteur privé national tout comme les innombrables bénévoles venus d’un peu partout.
Avouons-le sans ambiguïté, la tâche n’est pas facile. Heureusement, l’Édile de Dakar, Monsieur Abass FALL, avec l’appui du Conseil municipal de la ville, a pris le soin de s’impliquer en mobilisant les populations et en procédant à un lifting du visage de la capitale.
Chacun de nous devrait en faire autant et surtout se dire qu’il peut jouer le rôle d’acteur principal de la réussite de l’événement. Le succès des JOJ sera le triomphe de tous les sénégalais.
C’est pour cela que des efforts sont attendus de tous.
Personne ne devrait se sentir exclu. Tout ce qui peut contribuer au rayonnement de notre si beau pays devrait être entrepris sans arrière-pensée.
En tout cas, l’État du Sénégal semble avoir pris le taureau par les cornes. En s’engageant personnellement dans les préparatifs, le Président Bassirou Diomaye FAYE s’attend vraisemblablement à une belle fête de la jeunesse.
Partant, nous serons la vitrine du monde pendant près de deux semaines. En d’autres termes, du 31 octobre au 13 novembre 2026, Dakar, la ville hôte, polarisera l’attention de toute la planète.

FAIRE DES JOJ UN TREMPLIN POUR LA NOUVELLE GÉNÉRATION.

L’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse appelle à un sursaut national à bien des égards. Pour ce faire, aucune place ne devrait être attribuée aux divergences politiques sans fondement.
Ainsi, faut-il faire bloc autour de l’essentiel et de l’intérêt général.
Si l’on se réfère aux principaux objectifs, c’est le moment de relancer la culture sportive en milieu scolaire mais aussi de développer un esprit d’équipe.
En clair, les JOJ constituent un tremplin pour la jeunesse. En effet, ils permettent, non seulement de construire une citoyenneté forte mais de donner du sens à l’éducation en promouvant des valeurs communes.
C’est le lieu, par excellence, de la communion et de la compétition entre des milliers de jeunes, filles et garçons, âgés entre 15 et 18 ans, venant de tous les horizons.
Grosso modo, les JOJ offrent d’immenses opportunités de développement sportif, culturel et économique. Le Sénégal saura-t-il tirer son épingle du jeu ? That’s the question.
Quoiqu’il en soit, il serait souhaitable que notre pays profite des Jeux olympiques de la jeunesse pour faire une cure de jouvence.