Société

Grève 72 h du G7 : le Sels/Authentique se désolidarise de ce mouvement d’humeur

Le Syndicat des enseignants libres du Sénégal / Authentique (Sels/A) se démarque du mot d’ordre de grève de 3 jours (21, 22 et 23 octobre) décrété par le G7 (intersyndicale de l’enseignement au Sénégal). Il appelle l’ensemble de ses membres à rester dans les classes et à poursuivre leurs cours.

Deux raisons sont évoquées par le secrétaire général dudit syndicat, Pape Mbaye Marie Sylla, au cours d’un point de presse tenu ce jour à leur siège, à Rufisque, pour justifier leur position de neutralité. Dans un premier temps, les membres du Sels/A jugent inopportun le contexte retenu.

« Le moment est particulièrement mal choisi. Nous entamons à peine la deuxième semaine de l’année scolaire. Dans plusieurs établissements, les cours n’ont pas encore effectivement démarré, faute d’enseignants, de tables-bancs ou en raison de la non-mise en place d’abris provisoires », souligne-t-il.

Selon le SG Sylla, avec certaines écoles à Dakar et à Kaolack confrontées aux inondations, décréter une grève de 72 heures à cet instant précis demeure préjudiciable. La seconde raison soulevée est l’exigence de cohérence syndicale.

« Ce protocole ignore les revendications essentielles des enseignants, les confinant dans des perspectives vagues et sans échéancier précis », estime le Sg Sylla. Pour le Sels/A, signer ce protocole équivalait à trahir les enseignants après 4 mois d’âpres luttes.

« N’ayant pas approuvé sa signature, il ne peut pas, par souci de logique et de cohérence, fermer aujourd’hui les salles de classe pour exiger le respect d’un texte qu’il a combattu », affirme-t-il.

Le syndicat demande au gouvernement d’ouvrir un dialogue sincère et inclusif sur les revendications suivantes : la revalorisation de la pension de retraite des enseignants décisionnaires ; la gestion rigoureuse des carrières ; la diligence des actes des enseignants décisionnaires ; le relèvement de l’âge de la retraite à 65 ans ; la correction définitive des iniquités salariales.