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FILDAK 2026-CLÔTURE DE LA 18ᵉ ÉDITION: Le livre au cœur de la souveraineté culturelle

À la clôture de la 18ᵉ édition de la Foire internationale du livre et du matériel didactique de Dakar (FILDAK), la ministre de la Culture, des Industries créatives et du Patrimoine historique, Mame Coumba Diop, a réaffirmé la volonté de lÉtat de faire de ce rendez-vous un espace de référence pour les professionnels du livre, au Sénégal et en Afrique. Placée sous le thème « Bibliothèque, transmission, souveraineté », cette édition marque une nouvelle étape dans la relance de la manifestation.

La 18ᵉ édition de la Foire internationale du livre et du matériel didactique de Dakar (FILDAK) a baissé le rideau ce lundi après plusieurs jours d’échanges, de rencontres professionnelles et de découvertes autour du livre. Lors de la cérémonie de clôture, la ministre de la Culture, des Industries créatives et du Patrimoine historique, Mame Coumba Diop, sest réjouie de la mobilisation des acteurs du secteur et du retour de cette manifestation au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES), son site historique.
Pour elle, la relance de la FILDAK constitue une priorité pour le Sénégal. Lambition des autorités est den faire un carrefour incontournable réunissant les acteurs du livre du continent africain et dailleurs. Cette orientation, a-t-elle souligné, sinscrit dans la vision du chef de lÉtat, qui considère le livre comme un instrument de liberté et un levier essentiel de transformation du pays.

Pérenniser la relance de la FILDAK
Placée sous le thème « Bibliothèque, transmission, souveraineté », cette édition a été marquée par des conférences, des panels scientifiques, des rencontres professionnelles, des sessions de formation destinées aux bibliothécaires, des remises de prix et des hommages. Lexposition a également permis de rapprocher les maisons dédition, les institutions et les lecteurs.
Au-delà de sa dimension festive et commerciale, la ministre entend inscrire la Foire dans une dynamique de réflexion et daction. Elle a insisté sur la nécessité den faire un cadre de travail où les questions liées à la politique du livre, aux langues nationales, au numérique, à la formation, à la circulation des ouvrages et à la coopération entre pays africains occupent une place centrale. Lobjectif, a-t-elle expliqué, est que les participants repartent avec des projets concrets, des partenariats et des engagements. « Dans cette perspective, les recommandations issues des travaux scientifiques feront lobjet dun suivi afin dassurer la continuité des réflexions engagées durant la manifestation », a-t-elle déclaré.

LÉgypte, invitée dhonneur
La ministre a par ailleurs salué la participation de lÉgypte, pays invité dhonneur de cette édition. Elle a rendu hommage aux autorités, aux écrivains, aux éditeurs, aux institutions et aux artistes égyptiens qui ont contribué à la réussite de la manifestation.
Évoquant la longue tradition égyptienne dans les domaines de lécriture, du savoir et des bibliothèques, elle a estimé que cette présence avait apporté une dimension historique particulière à la Foire. Elle a également exprimé le souhait que les échanges noués entre les professionnels sénégalais et égyptiens débouchent sur des coopérations durables. « Cette 18ᵉ édition s’achève, le chantier de la relance de la FILDAK reste ouvert. L’ambition affichée est de faire de Dakar un point de convergence durable pour la grande famille du livre africain », a-t-elle affirmé.
La délégation conduite par le vice-ministre égyptien de la Culture, Omar Selim, a aussi eu l’occasion de présenter le patrimoine culturel populaire égyptien et d’échanger avec le public sur les similitudes culturelles entre les deux pays. « Nous avons vécu trois jours intenses d’échanges dans tous les domaines de la culture. C’est un point important pour nous, pays africains, pour que notre patrimoine ne soit pas inscrit par d’autres pays qui n’ont pas vraiment les mêmes contacts », a-t-il indiqué.

Adama AIDARA