KYA LOUM, ARTISTE CHANTEUSE QUI A FAIT VIBRER ATHÈNES: « Pour moi, la voix ne ment pas. Les émotions ne mentent pas »
Choisie pour représenter le Sénégal à Athènes lors de la remise de la flamme olympique, la chanteuse Kya Loum revient sur cette expérience marquée par la joie et l’émotion. Elle raconte les frissons ressentis en interprétant l’hymne national et évoque la place que les artistes sénégalais entendent prendre dans cet événement organisé pour la première fois en Afrique.
Voilà, donc Kya, vous êtes artiste et chanteuse. Vous avez été choisie pour porter la flamme olympique au Sénégal depuis Athènes. Qu’est-ce que cela vous fait, en tant que jeune artiste, de participer à cet événement d’envergure, organisé pour la première fois en Afrique, notamment au Sénégal ?
C’est un honneur de vous parler, fraîchement de retour d’Athènes, malgré la fatigue. Je dirais tout simplement que c’était un honneur et un plaisir d’avoir été choisie en tant qu’artiste pour aller représenter le Sénégal à Athènes et ramener la flamme olympique. C’étaient des moments forts de joie et de communion.
Dites-nous quelles sont vos impressions et ce que cela vous fait, en tant que jeune artiste sénégalaise, de représenter le Sénégal à Athènes, de faire partie de la délégation qui a ramené la flamme et de participer également aux prestations artistiques ?
Je dirais que c’était un honneur et un grand plaisir d’avoir représenté le Sénégal à Athènes, vu que nous sommes partis pour récupérer la flamme et l’amener au Sénégal, et que c’était une première en Afrique. Et je suis honorée de savoir que le Sénégal est le pays qui reçoit. Comme on dit : « Dakar accueille, c’est l’Afrique qui accueille ». Voilà, donc c’était un honneur et un très grand plaisir.
Et artistiquement, qu’est-ce que vous comptez apporter ces jours-ci, sur le plan artistique et musical ?
Je pense qu’on va tout simplement apporter tout ce qu’on a pu acquérir comme expérience depuis toutes ces années et montrer que l’Afrique aussi a de très belles choses à montrer, en art et en musique, et dire que les gens qui vont venir ici vont découvrir de belles choses. Ils doivent s’attendre à ce que les artistes leur montrent de belles choses.
Votre voix seule a résonné à Athènes, où vous avez repris l’hymne national. On entendait tout simplement votre voix. Qu’avez-vous ressenti à ce moment-là, quand vous avez interprété l’hymne national ? C’était un moment fort ?
C’était un moment exceptionnel pour moi parce que, comme on dit, pour moi, la voix ne ment pas. Les émotions ne mentent pas. Quand j’ai commencé à interpréter l’hymne national, il y a eu un moment où j’ai ressenti des frissons moi-même. Parce que j’étais fière de me dire qu’ici, dans ce stade, on faisait résonner ces mots et que Le Lion rouge devait rougir à travers ma voix. Ce n’était pas moi, c’était tout le Sénégal qui était avec moi, c’étaient tous les artistes qui étaient avec moi à travers ma voix. Donc, c’était un moment très fort. C’est bon, c’était bien.
Par Adama AIDARA

