MOBILITÉ URBAINE FORTEMENT PERTURBÉE: Pluies de désagréments et de frayeurs pour les Dakarois
Un violent épisode pluvieux, accompagné de fortes rafales de vent, a fortement perturbé Dakar et sa banlieue, ce jeudi 20 août 2026. Routes inondées, arbres déracinés, transports publics perturbés et coupures d’électricité ont transformé les déplacements en véritable parcours du combattant. Entre embouteillages et détours, automobilistes et usagers ont dû prendre leur mal en patience.
Dakar s’est réveillée sous des trombes d’eau. Dès la matinée, le ciel s’est assombri avant de laisser place à de fortes pluies, accompagnées d’un violent orage et de puissantes rafales de vent. En quelques heures, plusieurs axes de la capitale et de sa banlieue se sont retrouvés sous les eaux, compliquant sérieusement la mobilité des populations.
Sur les routes, le décor est presque partout le même : longues files de véhicules, automobilistes roulant au pas, piétons cherchant désespérément un passage au sec et conducteurs contraints de rebrousser chemin. Dans certaines zones basses, l’eau a rapidement recouvert la chaussée, rendant plusieurs axes difficilement praticables.
Face à la montée des eaux, certains automobilistes ont préféré immobiliser leur véhicule plutôt que de risquer une panne. D’autres ont multiplié les détours pour éviter les points les plus critiques. Résultat : d’importants embouteillages se sont formés sur plusieurs grandes artères de la capitale.
Dans la banlieue, notamment à Pikine et Guédiawaye, la situation n’était guère meilleure. Plusieurs rues ont été envahies par les eaux pluviales, compliquant l’accès à certaines habitations. Par endroits, le débordement de fosses septiques a favorisé la formation de mares d’eaux usées, ajoutant aux désagréments des populations et faisant planer des risques sanitaires.
Transports perturbés, Dem Dikk suspend son réseau
Les transports publics n’ont pas échappé aux conséquences des intempéries. Face à l’impraticabilité de plusieurs routes, Dakar Dem Dikk a temporairement suspendu l’ensemble de son réseau urbain durant près de 4 heures, dans la matinée.
Le Train express régional (TER), lui, après une courte suspension, a continué à circuler, mais au ralenti, avec des intervalles plus espacés entre les rotations. Les transports en commun comme les bus « Tata », « Ndiaga Ndiaye » et « Cars Rapides », n’ont pas été en reste, avec des trajets de galère sur des routes cahoteuses gorgées d’eau. Pour de nombreux Dakarois, rejoindre leur lieu de travail ou rentrer chez eux est alors devenu un véritable casse-tête. Certains ont préféré renoncer à leurs déplacements en attendant une amélioration de la situation.
Les rafales de vent ont également laissé des traces. Plusieurs arbres ont été déracinés et se sont abattus sur la chaussée. Sur le boulevard Mamadou Dia (Ex-De Gaule), à l’université de Dakar, sur l’avenue Habib Bourguiba, notamment à hauteur de Dakar-Liberté, des chutes d’arbres ont perturbé la circulation. Elles ont aussi occasionné par endroits des dégâts sur des véhicules stationnés.
« Mieux vaut préserver mon véhicule »
Pour les chauffeurs, cette journée pluvieuse a aussi rimé avec manque à gagner. B. Seck, conducteur d’un taxi clando n’a pratiquement pas travaillé durant la matinée. « Les routes étant impraticables à cause des fortes pluies. Je n’ai pas roulé depuis ce matin », confie-t-il. Lorsque la pluie s’est calmée, il a finalement repris le volant dans l’après-midi, avec l’espoir de récupérer une partie de sa recette perdue.
Mais pas question pour lui de s’aventurer dans les secteurs encore inondés. À chaque zone submergée, il préfère faire demi-tour ou emprunter un autre itinéraire. « Même si je ne peux pas rattraper ce que j’ai perdu, mieux vaut préserver mon véhicule. Une panne peut me coûter beaucoup plus cher, surtout que les pièces sont chères », explique-t-il. Une prudence partagée par de nombreux conducteurs, soucieux de ne pas transformer une mauvaise journée de travail en lourde facture de réparation.
Des coupures d’électricité signalées
Les intempéries ont également affecté la fourniture d’électricité dans certains secteurs. Les fortes pluies et les rafales ont occasionné des perturbations, notamment dans des zones où des arbres et des branches sont tombés à proximité des installations électriques.
Au-delà des difficultés de circulation, la stagnation des eaux suscite également des inquiétudes. Dans certains quartiers, les eaux pluviales se mélangent aux eaux usées, tandis que les mares persistantes peuvent favoriser la prolifération des moustiques.
Cette nouvelle journée d’intempéries remet ainsi en lumière la vulnérabilité de Dakar face aux fortes précipitations. Saturation des réseaux d’évacuation, occupation des zones basses et insuffisance du drainage continuent d’amplifier les conséquences des épisodes pluvieux.
En attendant le retour à la normale, la prudence reste de mise. Sur les routes comme dans les quartiers touchés, les Dakarois ont une nouvelle fois dû composer avec les désagréments de l’hivernage.
Mariem DIA
MOBILITÉ URBAINE FORTEMENT PERTURBÉE
Pluies de désagréments et de frayeurs pour les Dakarois
Un violent épisode pluvieux, accompagné de fortes rafales de vent, a fortement perturbé Dakar et sa banlieue, ce jeudi 20 août 2026. Routes inondées, arbres déracinés, transports publics perturbés et coupures d’électricité ont transformé les déplacements en véritable parcours du combattant. Entre embouteillages et détours, automobilistes et usagers ont dû prendre leur mal en patience.
Dakar s’est réveillée sous des trombes d’eau. Dès la matinée, le ciel s’est assombri avant de laisser place à de fortes pluies, accompagnées d’un violent orage et de puissantes rafales de vent. En quelques heures, plusieurs axes de la capitale et de sa banlieue se sont retrouvés sous les eaux, compliquant sérieusement la mobilité des populations.
Sur les routes, le décor est presque partout le même : longues files de véhicules, automobilistes roulant au pas, piétons cherchant désespérément un passage au sec et conducteurs contraints de rebrousser chemin. Dans certaines zones basses, l’eau a rapidement recouvert la chaussée, rendant plusieurs axes difficilement praticables.
Face à la montée des eaux, certains automobilistes ont préféré immobiliser leur véhicule plutôt que de risquer une panne. D’autres ont multiplié les détours pour éviter les points les plus critiques. Résultat : d’importants embouteillages se sont formés sur plusieurs grandes artères de la capitale.
Dans la banlieue, notamment à Pikine et Guédiawaye, la situation n’était guère meilleure. Plusieurs rues ont été envahies par les eaux pluviales, compliquant l’accès à certaines habitations. Par endroits, le débordement de fosses septiques a favorisé la formation de mares d’eaux usées, ajoutant aux désagréments des populations et faisant planer des risques sanitaires.
Transports perturbés, Dem Dikk suspend son réseau
Les transports publics n’ont pas échappé aux conséquences des intempéries. Face à l’impraticabilité de plusieurs routes, Dakar Dem Dikk a temporairement suspendu l’ensemble de son réseau urbain durant près de 4 heures, dans la matinée.
Le Train express régional (TER), lui, après une courte suspension, a continué à circuler, mais au ralenti, avec des intervalles plus espacés entre les rotations. Les transports en commun comme les bus « Tata », « Ndiaga Ndiaye » et « Cars Rapides », n’ont pas été en reste, avec des trajets de galère sur des routes cahoteuses gorgées d’eau. Pour de nombreux Dakarois, rejoindre leur lieu de travail ou rentrer chez eux est alors devenu un véritable casse-tête. Certains ont préféré renoncer à leurs déplacements en attendant une amélioration de la situation.
Les rafales de vent ont également laissé des traces. Plusieurs arbres ont été déracinés et se sont abattus sur la chaussée. Sur le boulevard Mamadou Dia (Ex-De Gaule), à l’université de Dakar, sur l’avenue Habib Bourguiba, notamment à hauteur de Dakar-Liberté, des chutes d’arbres ont perturbé la circulation. Elles ont aussi occasionné par endroits des dégâts sur des véhicules stationnés.
« Mieux vaut préserver mon véhicule »
Pour les chauffeurs, cette journée pluvieuse a aussi rimé avec manque à gagner. B. Seck, conducteur d’un taxi clando n’a pratiquement pas travaillé durant la matinée. « Les routes étant impraticables à cause des fortes pluies. Je n’ai pas roulé depuis ce matin », confie-t-il. Lorsque la pluie s’est calmée, il a finalement repris le volant dans l’après-midi, avec l’espoir de récupérer une partie de sa recette perdue.
Mais pas question pour lui de s’aventurer dans les secteurs encore inondés. À chaque zone submergée, il préfère faire demi-tour ou emprunter un autre itinéraire. « Même si je ne peux pas rattraper ce que j’ai perdu, mieux vaut préserver mon véhicule. Une panne peut me coûter beaucoup plus cher, surtout que les pièces sont chères », explique-t-il. Une prudence partagée par de nombreux conducteurs, soucieux de ne pas transformer une mauvaise journée de travail en lourde facture de réparation.
Des coupures d’électricité signalées
Les intempéries ont également affecté la fourniture d’électricité dans certains secteurs. Les fortes pluies et les rafales ont occasionné des perturbations, notamment dans des zones où des arbres et des branches sont tombés à proximité des installations électriques.
Au-delà des difficultés de circulation, la stagnation des eaux suscite également des inquiétudes. Dans certains quartiers, les eaux pluviales se mélangent aux eaux usées, tandis que les mares persistantes peuvent favoriser la prolifération des moustiques.
Cette nouvelle journée d’intempéries remet ainsi en lumière la vulnérabilité de Dakar face aux fortes précipitations. Saturation des réseaux d’évacuation, occupation des zones basses et insuffisance du drainage continuent d’amplifier les conséquences des épisodes pluvieux.
En attendant le retour à la normale, la prudence reste de mise. Sur les routes comme dans les quartiers touchés, les Dakarois ont une nouvelle fois dû composer avec les désagréments de l’hivernage.
Mariem DIA

