Marché des titres de la dette publique : 1633,0 milliards levés en juin 2026 par les pays de l’Uemoa
Au total, les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) ont mobilisé en juin 2026 1 633,0 milliards de francs CFA sur le marché financier régional, soit une augmentation de 24,1 %, plus de 316,9 milliards, par rapport au mois de mai 2026. C’est ce qui ressort de la note de conjoncture économique dans les pays de l’Uemoa rendue publique cette semaine par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao).
Les opérations sur le marché régional de la dette publique se sont soldées par une hausse du volume global des émissions, conjuguée à un repli des coûts d’emprunt.
« Au total, les pays de l’Union ont mobilisé au cours du mois sous revue 1 633,0 milliards sur le marché financier régional, soit une augmentation de 24,1% (+316,9 milliards) par rapport au mois de mai 2026. Comparativement au mois de juin 2025, les ressources mobilisées laissent apparaître une progression de 57,4 % (+595,7 milliards) », informe la Banque centrale.
Sur le marché par adjudication, la même source indique que les États membres de l’UEMOA ont levé 1 058,0 milliard en juin 2026, dont 179,3 milliards de bons du Trésor (16,9 %) et 878,7 milliards d’obligations du Trésor (83,1 %). Les ressources mobilisées se sont contractées de 258,1 milliards par rapport au mois précédent, soit un recul de 19,6 %.
« Cette baisse s’explique par la diminution des émissions de bons (-4,9 milliards) et de celles des obligations (-253,2 milliards). En glissement annuel, le volume global des émissions par adjudication a affiché une augmentation de 20,7 milliards. Le taux de couverture global des émissions par adjudication est ressorti à 171,1 %, contre 140,9 % en mai 2026 », lit-on dans la note de conjoncture économique dans les pays de l’Uemoa.
Concernant le compartiment par syndication, la Bceao souligne qu’il a enregistré trois opérations au cours du mois de juin 2026. Le Burkina Faso a mobilisé 125 milliards à travers une émission simultanée d’obligations sur des maturités de 5 ans et 7 ans avec des coupons respectifs de 6,75 % et 6,85 %.
Pour sa part, la Côte d’Ivoire a levé un montant global de 450 milliards par le biais de deux opérations distinctes. La première est relative à une émission de Sukuk d’un montant de 50 milliards, structurée autour de maturités de 5 ans et 7 ans, avec des taux respectifs de 5,60 % et 5,85 %. La seconde a porté sur une émission simultanée d’obligations d’un montant de 400 milliards sur des échéances de 5 ans et 7 ans, avec des taux respectifs de 5,45 % et 5,70 %.
Par rapport au taux d’intérêt moyen pondéré des bons, selon la même source, il a reculé de 22 points de base (pdb) pour ressortir à 6,01 % en juin 2026, contre 6,23 % le mois précédent. De même, le rendement moyen pondéré des émissions obligataires a fléchi de 74 pdb pour s’établir à 7,35 % en juin 2026.
Il urge aussi de relever que les États membres de l’Uemoa n’ont réalisé aucune opération sur les marchés internationaux des capitaux au cours du mois sous revue.

