Proxénétisme, sextorsion : interpellation de 7 jeunes dont deux dames à Rufisque Est
Sept individus, dont deux dames, ont été interpellés et déférés le 3 août dernier devant le tribunal de grande instance de Rufisque. Selon une note de la police nationale rendue publique jeudi matin, il s’agit d’un réseau de proxénétisme, sextorsion, chantage, prostitution en ligne et de trafic de drogue.
Le commissariat d’arrondissement de Rufisque Est a procédé le 28 juillet 2026, aux environs de 18 h 30, à l’interpellation de sept jeunes individus, dont deux dames, s’adonnant à des pratiques contre nature. À l’issue de l’enquête diligentée, informe la police, les mis en cause ont été déférés le 3 août dernier devant le tribunal de grande instance de Rufisque.
« Saisi d’un appel anonyme signalant la présence d’individus dans un immeuble R+3 au quartier Zakaranda sis à Rufisque Est, le service a effectué un transport sur les lieux, aux fins de constat et d’interpellations.
Sur place, les éléments de la Brigade de recherches ont trouvé au deuxième étage, dans un appartement, 7 jeunes individus dont deux dames, entassés dans deux chambres contiguës avec des matelas étalés à même le sol », explique la police sénégalaise dans une note rendue publique jeudi.
Conduits au commissariat, poursuit la même source, l’exploitation sommaire de leurs téléphones portables, avec leur assentiment, a permis de découvrir des vidéos et images obscènes mettant en scène des couples homosexuels.
Au résultat des fouilles menées dans les chambres, ont été recensés un képa d’haschich dissimulé sous un tapis moquette et un préservatif sorti de l’emballage dans la poche de l’un des mis en cause. Interpellés, ils ont reconnu les faits, excepté les dames qui déclarent, sans convaincre, se trouver à l’appartement pour une visite de courtoisie.
Proxénétisme, sextorsion, chantage, prostitution en ligne et trafic de drogue
D’après la police, les téléphones portables, la drogue ainsi que le préservatif saisis par devers les mis en cause ont été placés sous scellés pour les besoins de la procédure.
« L’enquête exhaustive a révélé qu’il s’agit d’un réseau de proxénétisme, sextorsion, chantage, prostitution en ligne et de trafic de drogue, entretenu par l’un des mis en cause, identifié formellement comme étant le cerveau et impliqué dans le réseau d’homosexuels démantelé par la sûreté urbaine de Thiès », rapporte le texte.
Il est ressorti de l’interrogatoire que ce dernier a recruté les deux dames, pour se livrer à la prostitution et au racolage en ligne. À la suite des prestations, il les rémunère sur la base des recettes réalisées au quotidien à travers son compte de transfert d’argent.
Confronté aux déclarations des filles, indique notre source, le cerveau de la bande a nié sans convaincre les allégations susvisées et argue les avoir accueillies dans son appartement pour des raisons sociales. Cette information a été démentie par la plupart des individus appréhendés.
Un des mis en cause est dans le milieu de l’homosexualité depuis plusieurs années
« En outre, interrogés à leur tour, les autres mis en cause ont tous nié toute implication dans les faits d’actes contre nature, à l’exception de l’un d’eux dont l’exploitation sommaire du téléphone portable a permis la saisie d’éléments matériels accablants. Celui-ci a fini par reconnaitre être d’orientation bisexuelle et serait dans le milieu de l’homosexualité depuis plusieurs années avec différents partenaires », lit-on dans la note.
Des réquisitions aux fins d’expertises médicales sur le statut sérologique ainsi qu’un examen rectal consentis des mis en cause ont été adressées au directeur du Centre hospitalier Youssou Mbargane Diop de Rufisque. L’exploitation des résultats des tests sérologiques a conclu que seule l’une des dames mises en cause dans cette affaire a été testée positive au HIV1.
Il convient de relever que le VIH-1 est le type le plus courant et le plus virulent du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) dans le monde. Il attaque le système immunitaire en détruisant les cellules CD4, ce qui peut mener au SIDA en l’absence de traitement. Il se transmet par les fluides corporels, à savoir le sang, le sperme, les sécrétions vaginales et le lait maternel.
Interpellée à nouveau sur les circonstances dans lesquelles elle aurait contracté le virus, elle accuse son amant domicilié à Thiès.

