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MOUVEMENT D’HUMEUR DU COLLECTIF DES TECHNICIENS FTTH: Les DG des sous-traitants brisent le silence et récusent les accusations

Mis en cause à la suite du mouvement d’humeur d’un collectif de techniciens FTTH (Fibre), les Directeurs généraux des entreprises sous-traitantes de de la Sonatel sortent du silence. Dans un communiqué, le Comité de DG rejette les accusations faisant état de conditions de travail « inhumaines » et d’abus sur la rémunération. Il défend ses pratiques, invoque les impératifs de continuité du service et se dit disposé à ouvrir le dialogue avec les techniciens.

Le mouvement d’humeur du collectif des techniciens FTTH fait réagir les entreprises sous-traitantes du secteur. Après avoir pris connaissance des revendications relayées ces derniers jours dans la presse et sur les réseaux sociaux, le Comité des DG des Sous-Traitants FTTH a décidé d’apporter des éclaircissements sur les accusations visant nommément plusieurs de ses membres.

Dans son communiqué, le Comité récuse d’abord les allégations faisant état de conditions de travail jugées « inhumaines » ou abusives. Pour les responsables des entreprises concernées, ces affirmations ne reflètent pas la réalité de leurs pratiques et ne peuvent, selon eux, être présentées comme des faits établis.

Une distinction sur les régimes contractuels

Le Comité insiste notamment sur la nécessité de distinguer les différents statuts des techniciens intervenant dans le secteur. Il évoque, d’une part, les sous-traitants indépendants, liés aux entreprises par des contrats de prestations librement négociés et, d’autre part, le personnel directement employé par les structures et soumis aux dispositions du droit du travail.

Concernant les heures supplémentaires et les interventions effectuées pendant les périodes de repos, les DG soutiennent qu’elles sont encadrées et rémunérées conformément à la réglementation en vigueur, notamment à travers les majorations prévues ou le repos compensatoire.

La continuité du service mise en avant

Les entreprises sous-traitantes invoquent également les impératifs liés à la continuité du service. Partenaires des opérateurs de télécommunications, elles expliquent être tenues de garantir la disponibilité des réseaux et la continuité des services destinés aux clients. « Nos entreprises ont l’obligation contractuelle de garantir la disponibilité et la continuité du service pour les clients », souligne le Comité.

Selon les DG, cette mission impose une capacité d’intervention adaptée aux contraintes du secteur, tout en respectant la législation relative au temps de travail. Ils assurent ainsi que les interventions réalisées en dehors des horaires habituels répondent essentiellement aux exigences de maintien de la connectivité des usagers.

« Nous réitérons notre entière disponibilité au dialogue »

Sur la forme prise par la contestation, le Comité déplore que les griefs aient été portés sur la place publique sans, selon lui, une démarche préalable de concertation. Il évoque également l’absence de préavis de grève conforme aux procédures prévues par la législation. Malgré ces divergences, les responsables des entreprises disent privilégier l’apaisement. « Nous réitérons notre entière disponibilité au dialogue », assurent-ils.

Le Comité des DG des Sous-Traitants FTTH affirme ainsi rester ouvert aux échanges avec les représentants du collectif des techniciens afin d’examiner les différentes préoccupations exprimées dans « un cadre légal et constructif ».

Lamine DIEDHIOU