Société

CNTS : un déficit d’environ 50 000 poches à combler

Il subsiste un déficit d’environ 50 000 poches qu’il faut combler au niveau du Centre national de transfusion sanguine (CTNS) pour sauver des vies à travers le pays. C’est ce qu’a indiqué son directeur Dr Daouda Seck, dans un entretien accordé au magazine « Santé en Chœur N°05 – Juin 2026 » rendu public vendredi par la tutelle.  

« Le Sénégal a besoin d’environ 186 000 poches de sang par an pour couvrir l’ensemble des besoins hospitaliers, conformément à la norme de l’OMS qui situe les besoins autour de 1% de la population. En 2024, nous en avons collecté 136 347 sur tout le territoire. Il subsiste donc un déficit d’environ 50 000 poches qu’il nous faut combler pour sauver des vies », a souligné le directeur du CNTS, Dr Daouda Seck.

En fait, d’après lui, sa structure couvre aujourd’hui près de 73% des besoins nationaux, avec un taux de don de 7,3 pour 1000 habitants contre une cible de 10 pour 1000 conformément à la norme fixée par l’OMS.

« Les grandes urgences vitales sont prises en charge, mais la marge de sécurité reste étroite. Notre priorité est de fidéliser davantage de donneurs volontaires et réguliers pour sécuriser durablement l’approvisionnement », a-t-il relevé.

Ainsi, Dr Seck a signalé que les groupes O, et tout particulièrement le O négatif appelé le « donneur universel », sont les plus recherchés car ils peuvent dépanner en urgence la plupart des patients. Ce sont aussi les plus rares, ce qui crée une tension permanente.

« C’est pourquoi nous travaillons avec l’association des donneurs universels chaque fois que nous faisons face à une demande du groupe 0 négatif. Les donneurs réguliers, ceux qui effectuent au moins deux dons par an, représentent environ 24.500 personnes, soit à peine 18% des collectes. C’est notre socle de sécurité, car ce sont les donneurs les plus sûrs sur le plan sanitaire. Élargir ce noyau fidèle est l’un de nos objectifs stratégiques majeurs », a-t-il fait savoir.