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UNIVERSITÉ GASTON BERGER: Les étudiants Podorois appelés à être des passeurs de solutions

Sous le parrainage de Mamadou Haby Ly Papis ancien de l’UGB et cadre du parti ALSAR, le Cercle des Étudiants de Podor à St Louis (CREPS) a tenu son traditionnel week-end d’intégration du 10 au 12 juillet 2026, sur le campus de l’Université Gaston Berger. Si les animations sportives et rituelles ont rythmé les premières heures, c’est bien le panel de haut niveau organisé au restaurant Le Virage qui a marqué les esprits, en plaçant les débats sous le signe de l’engagement citoyen et du développement local.

Devant une assistance composée de nouvelles recrues, d’anciens et de personnalités invitées, les échanges ont porté sur un thème évocateur « Université et responsabilité politique : L’étudiant doit-il rester ambassadeur de sa localité ? ». Dans le contexte de l’Agenda 2050, qui place la jeunesse et l’aménagement territorial au centre des priorités nationales, la question a suscité des interventions passionnées.
Deux grandes figures de la diaspora universitaire de Podor ont animé ce panel autour du modérateur Djiby Camara. Dabord Amadou Elimane Sy qui a ouvert les débats en insistant sur le rôle de l’étudiant vis-à-vis de son terroir en donnant comme exemples des visages emblématiques comme Thierno Souleymane Bal, Senghor, Abdoulaye Wade, Seydou Madani SY, Majmouth Diop, Cheikh Anta Diop entre autres. Il a été suivi par Mamadou Haby Ly ( Papis) parrain de l’événement qui a fait un exposé pour aborder les défis pratiques auxquels sont confrontés l’étudiant qui prend congé de sa ville natale: comment concilier carrière professionnelle en ville et apport concret à sa communauté d’origine ? Leurs témoignages ont mis en lumière des expériences de terrain, des échecs comme des réussites, afin de fournir une boussole aux jeunes bleus fraîchement intégrés.
Les intervenants ont été unanimes : l’étudiant ne saurait être un simple observateur des mutations de son terroir et de son pays. Formé à l’université, outillé par la connaissance, il se doit d’être un « passeur de solutions », un véritable acteur capable de proposer des modèles de gouvernance locale inspirés de son vécu académique, sans pour autant tomber dans le dogmatisme politique.

La crédibilité du panel a été renforcée par la présence d’éminentes sommités venues honorer de leur présence cette rencontre des étudiants de Podor. Parmi eux, on notait :

  • Malick Diallo, Directeur des Ressources Humaines du Ministère de la Santé ;
  • Adama Mohamed Mbaye, Adjoint au maire de Diamniadio, également Inspecteur contrôle économique à Kaolack ;
  • Seydina Babacar Biteye, du ministère des Infrastructures, ancien chef de cabinet de l’ancien ministre Mansour Faye.

À leurs côtés, plusieurs responsables du parti Alliance pour la synergie des actions républicaines -ALSAR-venus des localités de Saint-Louis, Podor, Richard Toll, Fanaye et Louga, ont complété ce parterre d’invités, témoignant de l’ancrage régional et de la solidarité autour de ce cercle d’étudiants.

Chacun de ces cadres a partagé son parcours, insistant sur le rôle fondamental que les étudiants doivent jouer dans la redynamisation des territoires ruraux et semi-urbains. Les échanges ont également porté sur les mécanismes concrets de l’Agenda 2050, incitant les futurs diplômés à ne pas considérer l’exode vers les villes comme une fatalité, mais plutôt à investir les bassins économiques émergents comme pôle agricole et touristique de la vallée du fleuve.

En guise de clôture, le Président du CREPS, Moussa Diallo a tenu à remercier chaleureusement le parrain Mamadou Haby pour son soutien indéfectible, ainsi que l’ensemble des invités et participants. Il a salué « la qualité des échanges et la portée citoyenne de ce moment de partage », tout en promettant de renforcer les actions du cercle en faveur des projets de développement local.

Ce week-end d’intégration 2026 restera sans doute comme une édition marquante, où le bizutage et le football ont laissé place à une réflexion profonde sur l’avenir du Sénégal, portée par une jeunesse universitaire résolument engagée. Le CREPS prouve une fois de plus que la fête et la conscience politique peuvent faire bon ménage, pour peu que l’on sache placer le débat au service du territoire.