Société

Kébémer : des maisons closes démantelées, neuf personnes arrêtées

Les nombreuses plaintes des habitants des quartiers Diamaguène et Cité Niakh ont fini par attirer l’attention de la police. Soupçonné d’abriter un réseau de prostitution clandestine, un bar de Kébémer a fait l’objet d’une opération du Commissariat urbain, qui s’est soldée par l’interpellation de neuf personnes pour proxénétisme, incitation à la débauche, racolage et séjour irrégulier.

D’après les éléments de l’enquête ,un bar avait été transformée en maison close. Les dénonciations faisaient également état de la consommation occasionnelle de stupéfiants sur les lieux. Les policiers soupçonnent le gérant de l’établissement de favoriser ces activités en mettant des travailleuses du sexe à la disposition des clients afin de renforcer l’attractivité de son commerce.

Après plusieurs vérifications, les éléments de la Brigade de recherches sont passés à l’action. Une première intervention dans l’enceinte du bar a permis d’interpeller trois personnes, dont le vigile et la caissière. Tous deux sont poursuivis pour proxénétisme et incitation à la débauche.

Les investigations ne se sont pas arrêtées là. Les enquêteurs ont ensuite localisé une seconde maison close au quartier Cité Niakh. L’immeuble était occupé par des travailleuses du sexe qui exerçaient clandestinement et fréquentaient régulièrement le bar visé par l’enquête.

Au total, neuf personnes ont été arrêtées. Elles devront répondre des faits de proxénétisme, d’incitation à la débauche, de racolage et, pour certaines, de séjour irrégulier. La procédure est en cours en vue de leur déferrement devant les autorités judiciaires compétentes.