GRÈVE GÉNÉRALE: Mody Guiro satisfait malgré les « menaces » et « intimidations »
Dans le secteur public, la grève est présentée comme largement suivie, en particulier au niveau des collectivités territoriales et du centre d’état civil principal, ce que déplorent certains usagers venus chercher des documents. Alors que dans le secteur privé notamment dans le transport, ( à l’exception de DDD)dans les banques, les commerces…la situation est différente. Mody Guiro patron de la CNTS, la plus grande centrale syndicale du pays, exprime sa satisfaction quant au suivi du mouvement dans la capitale et les régions, malgré ce qu’il qualifie de « menaces » ou d’« intimidations ».
Après l’échec des négociations de dernière minutes avec le gouvernement, le Front Syndical pour la Défense du Travail a maintenu sa grève générale hier vendredi 10 juillet sur l’ensemble du territoire national. Un mot d’ordre respecté à minima par les travailleurs. Dans le secteur public, la grève est présentée comme largement suivie, en particulier au niveau des collectivités territoriales et du centre d’état civil principal, ce que déplorent certains usagers venus chercher des documents. Alors que dans le secteur privé notamment dans le secteur du transport, ( à l’exception de DDD) bancaire, du commerce…la situation est différente. Un tour dans la voie publique et les lieux de commerce, nous a permis de constater de visu que les acteurs n’ont pas suivi la grève générale décrétée hier vendredi 10 juillet pat le Front Syndical pour la Défense du Travail. Dans le secteur du transport, cars rapides, clandos, bus Tata… roulent comme d’habitude. » Je ne suis même au courant de cette grève et même si je savais, je n’allais pas suivre. Je suis affilié à aucun syndicat. Je travaille pour mon compte », a déclaré un chauffeur de transport en commun, communément appelé » Ndiaga Ndiaye ». Ndiouga Seck, chauffeur de clando, abonde dans le même sens. » Je travaille, si je ne travaille pas qui va me donner ma dépense quotidienne », retorque t-il ironiquement. Il faut toutefois, reconnaître, que la grève générale intervenue à l’appel du Front syndical pour la défense du travail (FSDT) a paralysé de nombreux secteurs d’activité, à la suite de l’échec des négociations avec le gouvernement sur le Code du travail et les revendications salariales. Concernant Dakar Dem Dikk (DDD), la société publique de transport n’ a même pas mis ses lignes pour assurer un service minimum aux usagers. En conséquence, cela a causé d’importantes perturbations en raison des blocages de circulation dans le pays. » j’ai perdu trop de temps aujourd’hui pour attndre le P7, j’ai fini de prendre un car rapide », a déplore Hamady Sow, qui prend chaque jour ce DDD pour se rendre au boulot à Dakar. En réalité, cette situation soulève des questions sur une éventuelle perte de confiance entre la base des travailleurs du privé et les centrales syndicales. S’exprimant sur cette grève générale, Mody Guiro en tire un bilan quant au suivi du mouvement dans la capitale et les régions, malgré ce qu’il qualifie de « menaces ou d’ intimidations . » C’est une grève de 24 heures, la lutte continue. Bien que nous sommes mélangés à cette grève de 24 heures, nous allons évoluer », a déclaréLe secrétaire général de la Conférence nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts)Ce bras de fer entre le gouvernement et le monde syndical semble connaître son point culminant. Selon le porte-parole du Front syndical pour la défense du travail (FSDT), le mot d’ordre de grève générale de 24 heures a été suivi à l’échelle nationale.
Abdoulaye DIAO

