MÉDIAS DE L’UEMOA: L’info économique pour une Afrique de l’ouest attractive pour les investisseurs
La capitale sénégalaise, Dakar a abrité hier mercredi les travaux de la 1ère édition du Forum international de la presse économique de l’Afrique de l’Ouest, FIPE UMOA, encore appelé West Africa Eco Forum. Trois (24 au 26) jours de réflexions réunissant médias, décideurs publics, investisseurs et chefs d’entreprise autour du thème : « Innover pour l’avenir économique de l’Afrique de l’Ouest ».
Le FIPE-UEMOA est organisé par la Plateforme des Médias de l’UEMOA, en partenariat avec la Commission de l’UEMOA et plusieurs institutions communautaires majeures, notamment la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) et la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC). À travers cette initiative, les organisateurs entendent créer un cadre stratégique d’échanges et de réflexion consacré aux mutations économiques en cours dans la sous-région, ainsi qu’aux leviers susceptibles d’accélérer sa transformation structurelle. Pour Léonard Dossou, ce forum « n’est pas une fin en soi. Il est l’aboutissement d’une réflexion collective sur la place de l’information économique dans la transformation de nos économies et la concrétisation d’une recommandation du colloque d’Abidjan de juin 2025 : créer un cadre permanent de dialogue entre médias, décideurs et acteurs économiques », a déclaré le Coordinateur de la Plateforme des médias de l’UEMOA. A Dakar, il donne corps à cet appel. Pour M. Dosso, le West Africa Eco Forum, s’inscrit dans une ambition plus vaste, construire une Afrique de l’Ouest mieux informée, mieux intégrée et davantage attractive pour les investisseurs. Le coordinateur a rappelé que l’UMOA, avec 3 décennies d’existence, est l’une des expériences d’intégration économique les plus abouties du continent. L’espace compte un marché de plus de 140 millions d’habitants, une jeunesse dynamique, des ressources naturelles abondantes, un potentiel agricole immense et une position géographique stratégique. Toutefois, force est de reconnaitre, selon M. Dosso, qu’il faut regarder les défis « avec lucidité besoins en infrastructures, inégalités sociales, financements insuffisants pour les PME, industrialisation à accélérer, vulnérabilité climatique et surtout déficit de visibilité et de compréhension de nos économies. Confirmant sur la même veine qu’« aucun territoire ne peut attirer durablement les investisseurs s’il n’est connu, aucune réforme ne peut produire pleinement ses effets si elle n’est pas comprise ». Dans ce même ordre d’idées, le coordinateur de la Plateforme des médias de l’UEMOA, d’indiquer que nous devons raconter nous-mêmes l’histoire économique de notre région, mettre en lumière les réussites de nos entreprises, documenter les innovations de nos jeunes entrepreneurs, valoriser les réformes qui produisent des résultats. « L’Afrique a longtemps été racontée à travers le prisme du scepticisme », a-t-il fait constater pour le regretter. Aminata Mbodji, conseillère technique chargée de la communication de la Commission de l’UEMOA, estime que ce forum qui réunit aujourd’hui les médias de l’espace IMOA donne une importance capitale. Parce que, selon elle, le journaliste a besoin d’informations crédibles, mais également a besoin d’être formé, d’avoir la bonne information pour pouvoir traiter l’information économique. « Et nous savons aujourd’hui qu’au sein de notre espace communautaire, les enjeux sont énormes », a déclaré la représente du président Abdoulaye Diop. Des spécialistes des questions économiques ont pris part aux travaux à travers des panels à cette rencontre de haute facture. Ainsi, ils ont partagé leurs analyses, leurs expériences et leurs recommandations afin de promouvoir une croissance plus durable, inclusive et résiliente en Afrique de l’Ouest. S’expriment lors d’un panel tenu en ce sens, le journaliste sénégalais Abdou Diaw, a quant à lui, insisté sur les formations des journalistes. « Le renforcement des capacités des journalistes est essentiel, le monde évolue », exhorte-t-il. Mieux encore, il invite dans le sillage les institutions financières d’appuyer les médias dans ce sens. Surtout à la dotation des bourses des formations. Le Directeur publication du mensuel « Le Marché » n’a pas manqué d’inviter ses confrères à se spécialiser.
Abdoulaye DIAO

