Société

Affaire Khadim Ba : Le Président Diomaye Faye interpellé !

La famille de l’homme d’affaires sénégalais Khadim Ba monte au créneau. Annonçant une conférence de presse à Dakar, le 11 juin 2026, elle dénonce ce qu’elle qualifie d’injustice.

Poursuivi dans une affaire douanière, Khadim Ba fait face à des accusations portant sur l’utilisation présumée de faux documents bancaires, le non-paiement de droits d’importation et le non-rapatriement de devises. 

Ses défenseurs rejettent catégoriquement ces griefs, affirmant que les éléments du dossier et les conclusions d’experts mandatés par la justice contredisent les accusations formulées contre lui.

Selon eux, les cargaisons de carburant visées dans l’enquête ont bien été réceptionnées au Sénégal et les droits de douane correspondants auraient été acquittés par la Société africaine de raffinage (SAR), présentée comme le véritable importateur. 

Ils soutiennent également que les opérations financières incriminées ont été effectuées en francs CFA sur le territoire sénégalais et validées par la BCEAO.

Les proches de Khadim Ba dénoncent par ailleurs les conditions de son interpellation. Ils affirment qu’il aurait été arrêté avant la date de sa convocation et entendu sans la présence de ses avocats, alors qu’il souhaitait se présenter accompagné de son conseil.

Au-delà du volet judiciaire, ils ont rappelé le rôle qu’aurait joué Khadim Ba dans le préfinancement des importations de fuel destinées à la SAR entre 2017 et 2022. Selon eux, ce mécanisme a contribué à sécuriser l’approvisionnement énergétique du pays dans un contexte de tensions financières.

Les soutiens de l’homme d’affaires ont également dénoncé un « traitement différencié » entre Khadim Ba et d’autres personnes ou entités ayant fait l’objet de redressements douaniers, citant les cas d’un ressortissant étranger et d’une banque ayant bénéficié, selon eux, d’accords transactionnels.

Estimant que cette affaire soulève des questions sur les garanties offertes aux citoyens dans les procédures douanières, ils ont appelé le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, à veiller au respect des droits de la défense, à faire toute la lumière sur ce dossier et à engager une réflexion sur certaines dispositions du Code des douanes.