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PRÉPARATION MONDIAL 2026- SENEGAL-ARABIE SAOUDITE (0-0): Dernière répétition sans éclat pour les Lions

Pour leur dernier match de préparation avant leur entrée en lice à la Coupe du monde 2026, les Lions du Sénégal ont été tenus en échec (0-0) par les Faucons Verts d’Arabie saoudite, hier nuit, au Toyota Field de San Antonio, au Texas. Une prestation mitigée des hommes de Pape Thiaw, qui n’ont pas totalement rassuré à quelques jours de leur choc face à la France.

La dernière répétition générale des Lions n’a pas permis de dissiper tous les doutes. Face à une équipe saoudienne disciplinée et bien organisée, le Sénégal a livré une rencontre globalement pauvre en occasions franches. La première période a été particulièrement fermée. Les Saoudiens se sont même procuré la meilleure opportunité à la 34e minute lorsque Abu Al-Shamat, esseulé dans la surface, a repris de la tête un centre venu de la droite. Heureusement pour les Lions, sa tentative n’a pas trouvé le cadre. Une alerte qui a mis en lumière certaines hésitations de la défense sénégalaise.
Dans le camp sénégalais, les difficultés étaient surtout perceptibles dans l’animation offensive. Le milieu de terrain peinait à faire la liaison avec l’attaque, tandis que l’impact physique habituellement affiché par les Lions semblait moins présent. Malgré tout, Lamine Camara (14e) et Krépin Diatta (36e) ont tenté leur chance sans véritablement inquiéter le gardien saoudien Mohammed Al-Owais. Les deux équipes rejoignaient ainsi les vestiaires sur un score nul et vierge.
Au retour des vestiaires, Pape Thiaw injectait du sang neuf avec les entrées d’Ismaïla Sarr, Ismaël Jacobs, Nicolas Jackson et Pape Matar Sarr. Les changements ont apporté davantage de dynamisme dans le jeu sénégalais.

Jackson tout rouge
Très en jambes, Ismaïla Sarr a immédiatement créé le danger. Sur un de ses centres, Nicolas Jackson s’est retrouvé en bonne position mais sa reprise s’est envolée au-dessus du but. L’ailier de Crystal Palace a également failli surprendre le portier adverse sur un centre-tir qui a frôlé la barre transversale.
Alors que les Lions semblaient se rapprocher de l’ouverture du score, Nicolas Jackson a compromis les efforts de son équipe. L’attaquant sénégalais a été expulsé après avoir reçu deux cartons jaunes en quelques minutes seulement, laissant ses partenaires terminer la rencontre à dix.
Malgré de nouveaux changements avec les entrées de Kalidou Koulibaly, Antoine Mendy, Idrissa Gana Gueye et Ibrahim Mbaye, à dix minutes de la fin du match, le Sénégal n’est jamais parvenu à faire sauter le verrou saoudien. Les deux équipes se quittent finalement sur un match nul (0-0), résultat qui laisse davantage de questions que de certitudes avant le début du Mondial.

Une défense retrouvée
Après avoir encaissé trois buts face aux États-Unis lors de la précédente sortie, la défense sénégalaise a affiché un visage plus rassurant. Alignés dans l’axe en première période, Mamadou Sarr et Moussa Niakhaté ont globalement maîtrisé les offensives adverses malgré quelques frayeurs.
Le moment attendu est intervenu avec l’entrée en jeu du capitaine Kalidou Koulibaly. De retour après sa période de convalescence, le défenseur d’Al-Hilal a reformé la charnière centrale habituelle avec Moussa Niakhaté. Son retour constitue une excellente nouvelle à quelques jours du premier rendez-vous mondial contre la France. Idem pour celle d’Idrissa Gana Guèye.

Une attaque en panne d’inspiration
Si les Lions avaient trouvé deux fois le chemin des filets face aux États-Unis, ils sont restés muets contre l’Arabie saoudite. Pourtant, les intentions offensives n’ont pas manqué. Sadio Mané a multiplié les appels et les accélérations, Ismaïla Sarr a apporté de la percussion sur son côté, tandis qu’Ibrahim Mbaye a tenté de dynamiser l’attaque lors de son entrée. Mais le dernier geste a souvent fait défaut. L’expulsion de Nicolas Jackson, auteur d’une prestation frustrante, vient également ternir cette dernière sortie avant le Mondial.
À une semaine du choc contre la France, les Lions ont montré quelques signes encourageants sur le plan défensif, mais devront rapidement retrouver davantage d’efficacité offensive s’ils veulent nourrir de réelles ambitions dans cette Coupe du monde 2026.

Fatou DIOUF