MONDIAL 2026-GRÂCE À UN TRIPLÉ D’OLISE: La France rassure à moitié avant les Lions
Dernier test avant le Mondial 2026, l’équipe de France s’est imposée face à l’Irlande du Nord (3-1) portée par un triplé de Michael Olise, lundi à Lille. Mais derrière le score, les hommes de Didier Deschamps ont encore affiché des fragilités à huit jours du choc d’ouverture face au Sénégal de Pape Thiaw, entre imprécisions, déséquilibres et automatismes encore loin d’être huilés.
Rassurante dans le résultat, mais encore imparfaite dans le contenu, l’équipe de France a refermé sa préparation au Mondial 2026 sur une victoire contre l’Irlande du Nord (3-1), lundi, sans lever tous les doutes nés de sa défaite face à la Côte d’Ivoire (1-2) quelques jours plus tôt. À huit jours du choc d’ouverture face l’Équipe nationale du Sénégal, les Bleus avancent avec un paradoxe : un potentiel offensif évident, mais une maîtrise collective encore fragile.
Aligné dans une configuration très proche de son équipe type, Didier Deschamps Didier Deschamps a lancé d’entrée un quatuor Doué-Michael Olise-Ousmane Dembélé-Kylian Mbappé. Une ligne séduisante sur le papier, moins fluide dans les faits. Face à un bloc bas nord-irlandais, la France a longtemps buté sur un jeu haché, des transmissions imprécises et des séquences offensives inabouties. Seule une inspiration d’Olise, à la conclusion d’un ballon mal repoussé, a permis de virer en tête avant la pause (43e).
Olise, le facteur X
Le constat est resté le même après la mi-temps, même si le score s’est étoffé. Olise, encore lui, a d’abord puni une défense passive d’une demi-volée sèche (49e), avant de signer un triplé avec sa spéciale : repiquage, temporisation, et frappe enroulée du gauche, poteau rentrant (75e). Entre-temps, les Bleus avaient concédé une égalisation évitable sur une transition mal gérée, symbole d’une fragilité déjà aperçue contre les Ivoiriens.
Au-delà du score, la copie reste donc brouillonne. Aurélien Tchouaméni a touché le poteau (21e), Mike Maignan a été pris à défaut sur l’égalisation, et Dayot Upamecano a souffert dans la gestion des transitions. Devant, Mbappé et Dembélé ont alterné accélérations et imprécisions, sans véritable continuité.
Quelques signaux restent toutefois positifs pour Deschamps : le retour de William Saliba, solide une mi-temps, et l’activité de Désiré Doué entre les lignes. Mais à ce niveau d’exigence, les Bleus semblent encore en phase de réglage.
De quoi alimenter la réflexion de Pape Thiaw Pape Thiaw et de son staff. Car, malgré les approximations, la France arrive au rendez-vous avec une arme redoutable : un joueur en feu nommé Olise. Suffisant pour gagner des matches, peut-être. Pas encore pour dominer une Coupe du monde. Le 16 juin, au MetLife Stadium, de New Jersey, le Sénégal sera fixé – et la France aussi.
Mouhamed DIEDHIOU

