AN II À LA TÊTE DU SÉNÉGAL: Diomaye Faye dresse son bilan et fixe le cap des réformes
Deux ans après son accession à la magistrature suprême, le président Bassirou Diomaye Faye a dressé le bilan de son action lors du Conseil des ministres. Entre réformes engagées et chantiers en cours, il appelle le gouvernement à accélérer la transformation du pays.
02 avril 2024 – 02 avril 2026. Deux années se sont écoulées depuis l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye. À l’occasion du Conseil des ministres, hier, le chef de l’État a procédé à une évaluation de son action, tout en donnant de nouvelles orientations au gouvernement pour renforcer la gestion des affaires publiques.
Revenant sur sa prestation de serment, le 2 avril 2024, le président a exprimé sa reconnaissance au peuple sénégalais pour sa confiance et son engagement dans la mise en œuvre du projet de construction d’un Sénégal « souverain, juste et prospère ». Il a également salué les efforts du Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’État, engagés dans le redressement du pays, l’amélioration des conditions de vie des populations et la transformation systémique de l’économie, malgré un contexte économique, financier et social jugé difficile.
Dans sa communication, le chef de l’État a insisté sur les progrès enregistrés dans la phase de correction et de restructuration. Parmi les réalisations majeures figurent l’audit des finances publiques, la publication de la Vision « Sénégal 2050 », l’élaboration du Masterplan, de la Stratégie nationale de développement (SND), ainsi que le lancement du New Deal technologique et des états généraux sectoriels. Selon lui, ces documents constituent désormais un socle de référence pour impulser une transformation en profondeur du pays.
Accélération des réformes et exigences de résultats
Le président Faye a réaffirmé sa volonté d’intensifier les réformes, notamment dans la modernisation de la justice, le renforcement de la transparence et la reddition des comptes. Il a rappelé, à ce titre, les avancées législatives portant sur l’OFNAC, la déclaration de patrimoine, la protection des lanceurs d’alerte et l’accès à l’information.
Dans cette dynamique, il a instruit le gouvernement d’accélérer la mise en œuvre du Plan de redressement économique et social (PRES), de déployer les nouvelles politiques agricole et industrielle, de promouvoir l’économie sociale et solidaire, ainsi que de mieux réguler les prix sur les marchés.
Le chef de l’État a également insisté sur la nécessité de renforcer le dialogue social, de stabiliser les secteurs stratégiques et d’améliorer la qualité des services publics. Il a, en outre, plaidé pour une décentralisation accrue des investissements, avec la mise en place progressive des pôles territoires.
Transparence accrue dans le secteur extractif
Abordant la question des ressources naturelles, le président a réitéré l’importance de la transparence dans les industries extractives. Il a salué les performances du Sénégal dans le cadre de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), avec un score de 89/100 et la mention « Très bon » lors de la validation 2025.
Il a ainsi demandé au Premier ministre et aux ministères concernés de consolider ces acquis, en veillant à une meilleure gouvernance du secteur. Cela passe notamment par un contrôle rigoureux des ressources naturelles, une gestion transparente des entreprises publiques des hydrocarbures et des mines, ainsi qu’un suivi efficace des fonds destinés à l’environnement et au développement des collectivités impactées.
Le président a enfin insisté sur le renforcement des moyens du Comité national ITIE afin de garantir la poursuite des efforts engagés.
Mamadou Lamine CAMARA

