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IBRAHIM MBAYE SUR SON ÉCHANGE AVEC HAKIMI: « La CAN, on l’a gagnée sur le terrain »

Pris dans la tempête autour des remous autour de la finale de la CAN 2025, Ibrahim Mbaye a livré une réaction pleine de retenue après un échange avec son coéquipier parisien Achraf Hakimi. Entre lucidité et détachement, le Lion campe sur une certitude : le terrain a parlé.

Dans un climat tendu, Ibrahim Mbaye avance sans trembler. Au cœur de la polémique née de la décision du Jury d’Appel de la Confédération africaine de football de réattribuer la CAN 2025 au Maroc, le joueur du Paris Saint-Germain refuse de s’égarer dans le tumulte. Son discours est limpide, presque désarmant de simplicité : « On a gagné sur le terrain ».
La scène se déroule à Paris, loin du vacarme institutionnel. C’est d’ailleurs Achraf Hakimi, son coéquipier en club, qui lui apprend la nouvelle. « Tu as vu les infos ? Ils nous ont donné le trophée », lui glisse l’international marocain. Une phrase lourde de sens, mais qui ne provoque chez Mbaye ni colère ni surprise apparente. Juste un constat.
« Je n’ai pas eu de réaction particulière », confie-t-il au micro de Dsports. Une manière de se protéger, peut-être, ou de rester fidèle à une vérité qu’il estime intangible. Car pour lui, le débat est ailleurs : « On a la médaille, elle est chez moi, et le trophée est à la maison ». Une déclaration qui sonne comme un rappel brut : au-delà des instances, le football se joue d’abord sur la pelouse.
L’échange entre les deux joueurs, forcément délicat, reste bref. Pas de polémique, pas de débordement. « On s’est juste dit que c’était un fait », résume Mbaye. Puis le silence. Une discussion volontairement laissée dans la sphère privée, à l’image d’un vestiaire parisien où cohabitent désormais deux vérités opposées.
Mais le temps presse et l’actualité sportive reprend ses droits. Les Lions ont déjà tourné la page, du moins en apparence. À quelques jours du match face au Pérou, prévu au Stade de France, le groupe sénégalais s’est mis au travail dans le plus des calmes. Depuis mardi, l’effectif est au complet et les séances s’enchaînent dans une atmosphère studieuse.
Samedi, plus de 50 000 spectateurs sont attendus pour célébrer ceux que beaucoup considèrent toujours comme les véritables champions d’Afrique. Une ferveur populaire qui contraste avec les incertitudes juridiques.

Mouhamed DIEDHIOU