Liban: le chef de l’ONU préconise des «voies diplomatiques» pour arrêter la guerre
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a affirmé samedi 14 mars que « des voies diplomatiques étaient possibles » pour arrêter la guerre entre Israël et le mouvement pro-Iran Hezbollah au Liban, lors d’une conférence de presse à Beyrouth.
À l’hôtel Phoenicia, à deux pas de la corniche où s’entassent des centaines de familles de déplacés sous des tentes de fortune, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres appelle à un cessez-le-feu d’urgence, rapporte notre correspondante à Beyrouth, Sophie Guignon. « Les Libanais n’ont pas choisi cette guerre, ils y ont été entraînés malgré eux. Mon message aux belligérants est clair : arrêtez les combats, arrêtez les bombardements. » « Il n’y a pas de solution militaire, seulement la diplomatie, le dialogue », a insisté Antonio Guterres.
« Nous mettons tout en œuvre pour obtenir une désescalade immédiate et la cessation des hostilités », a-t-il ajouté, affirmant que l’ONU était « en contact permanent avec tous les acteurs afin de réunir les parties autour de la table des négociations ». S’adressant à la communauté internationale, il a ajouté : « Renforcez votre engagement. Soutenez l’État libanais et les Forces armées libanaises pour leur assurer les capacités et les ressources nécessaires. »
Antonio Guterres, arrivé la veille à Beyrouth pour une « visite de solidarité », a rencontré samedi le chef d’état-major de l’armée, Rodolphe Haykal, a indiqué l’institution militaire. Les discussions ont porté sur la nécessité de respecter le cessez-le-feu conclu fin 2024 entre Israël et le Hezbollah, et sur la mise en œuvre par l’armée de son plan de désarmement du groupe chiite.

