LIGNE 27 INCENDIEE APRES UN ACCIDENT MORTEL: La peur s’installe dans les transports Tata d’AFTU
Après l’incendie d’un bus de la ligne 27 à la suite d’un accident mortel survenu à Patte d’Oie, sur l’autoroute, devant l’école Mariama Niasse, l’Association de financement des professionnels du transport urbain (AFTU) et CAPTRANS, en charge des bus Tata, dénoncent la recrudescence des violences contre leurs agents, leurs usagers et leurs véhicules.
L’Association de financement des professionnels du transport urbain (AFTU) est montée au créneau, ce week-end, à travers un communiqué, pour condamner fermement les violences survenues après un accident mortel impliquant l’un de ses bus assurant le service de la ligne 27. Les faits se sont déroulés le 30 janvier 2026, entre 14h et 16h, à hauteur de Patte d’Oie, sur l’autoroute, à hauteur de l’école Mariama Niasse.
« Les événements graves survenus le 30 janvier 2026, entre 14h et 16h, à hauteur de Patte d’Oie-Croisement Cambérène, au cours desquels un de nos bus assurant le service de la ligne 27 a été impliqué dans un accident mortel, ont été suivis de violences inacceptables contre notre personnel, nos usagers et notre outil de travail », dénonce l’AFTU.
Tout en exprimant sa profonde compassion et ses condoléances à la famille de la victime, la structure en charge de bus Tata déplore « une série d’actes graves commis dans la foulée de l’accident ». Il s’agit notamment de « l’incendie d’un bus, du saccage de plusieurs autres véhicules non impliqués – avec des vitres brisées, d’agressions ayant causé des blessures à des agents en service, ainsi que d’actes de pillage, dont le vol de bagages appartenant aux usagers ».
Pour l’AFTU, « ces violences ne constituent malheureusement plus des faits isolés ». « Les attaques visant notre personnel, nos usagers et notre outil de travail tendent à devenir récurrentes, mettant en péril la sécurité des personnes, la continuité du service public de transport et la mobilité urbaine », alerte le communiqué.
Face à cette situation jugée « préoccupante », l’AFTU et CAPTRANS interpellent « solennellement les autorités compétentes » et les appellent à « prendre des mesures concrètes et durables ». Elles réclament notamment « la protection effective des agents et des usagers, la sécurisation des véhicules et des infrastructures de transport, ainsi que la prévention de la répétition de tels actes ».
Les deux structures préviennent qu’elles n’accepteront plus que des « accidents de la circulation donnent lieu à des représailles violentes, mettant en danger des travailleurs et des usagers innocents et causant d’importants préjudices matériels ».
Elles appellent à « un renforcement de la sécurité sur les axes sensibles » et à « une réponse ferme à l’encontre des auteurs de ces violences ».Enfin, l’AFTU et CAPTRANS réaffirment leur disponibilité à collaborer avec les autorités afin d’identifier des « solutions durables », dans l’intérêt de la paix sociale et du droit des populations à se déplacer en toute sécurité.
Mame Ndella FAYE

