ARRIVÉE DES LIONS ET APPEL DES LAYÈNNES: Dakar paralysée par d’importants embouteillages
La circulation a été fortement perturbée à Dakar, hier mardi, en raison de la coïncidence de deux événements majeurs : l’arrivée triomphale des Lions de la Téranga et la célébration de l’Appel des Layènes. Résultat, des embouteillages monstres ont paralysé plusieurs axes stratégiques de la capitale, occasionnant retards et désagréments pour de nombreux usagers.
Dès les premières heures de la journée, la circulation s’est révélée particulièrement difficile. De Bontou-Pikine à Patte d’Oie, en passant par le croisement Camberène, EMG, Castors, l’avenue Bourguiba, Jet d’Eau, la Corniche ou encore Yoff, les véhicules avançaient au ralenti. Entrées et sorties de la ville se sont transformées en véritables goulots d’étranglement.De nombreux Dakarois ont vécu un véritable calvaire, peinant à rejoindre leurs lieux de travail ou leurs occupations quotidiennes. Certains ont accusé des retards importants, contraints de passer de longues heures dans les bouchons.
Rencontré à Yoff, Woury Ba, un passant, relativise la situation. « C’est normal. Aujourd’hui, les Layènes célèbrent l’Appel de Seydina Limamou Laye. J’étais coincé à cause des embouteillages, mais j’ai fini par m’en sortir », dit-elle.Même constat chez Cheikh Ndiaye, agent de l’UCG, qui témoigne des difficultés rencontrées sur la route. « J’ai accusé un léger retard ce matin. J’étais sur mon scooter et il m’était presque impossible de circuler, surtout vers l’autoroute, les Castors et la Corniche », confie-t-il.
Il explique également avoir eu du mal à traverser certains axes en raison de la foule mobilisée pour accueillir les champions d’Afrique. « J’ai dû attendre que la foule se disperse pour pouvoir reprendre ma route. J’ai perdu énormément de temps », poursuite Ndiaye.Pour B. S. Sow, automobiliste, la journée a été particulièrement éprouvante.
« J’étais très énervé. Rien ne bougeait. J’ai fini par garer ma voiture pour aller manger dans un restaurant à proximité. Mais à mon retour, l’embouteillage était toujours là », relate-t-il.Cette journée aura ainsi illustré, une fois de plus, la fragilité de la mobilité urbaine à Dakar lors des grands rassemblements populaires.
Aïssatou Mbène COULIBALY

