A QUELQUES HEURES DE CROISER LE BOTSWANA: Confiance maîtrisée chez les Lions avant le premier rugissement
À la veille de leur entrée en lice, les Lions du Sénégal ont livré une dernière séance d’entraînement empreinte de calme et de concentration, ce lundi, à Tanger.
Pas d’euphorie déplacée, ni de tension visible. Seulement une confiance maîtrisée, nourrie par un statut à assumer. Seul absent sur la pelouse, Ousseynou Niang, attendu dans la nuit. Pour le reste, le groupe de Pape Thiaw affichait un visage rassurant, à l’image des prises de parole d’Antoine Mendy, Yehvann Diouf et Pathé Ciss en zone mixte.« Nous allons avancer étape par étape »
Premier à s’exprimer, Antoine Mendy n’a pas caché son émotion alors qu’il va découvrir cette compétition. « J’ai des étoiles plein les yeux », confie le jeune latéral, encore marqué par l’intensité de ce qu’il est en train de vivre. Mais derrière l’émerveillement, le discours reste structuré. « Nous nous sommes bien préparés. Nous allons avancer étape par étape », répète-t-il, comme un mantra partagé dans la Tanière.
Le défenseur insiste sur l’apport des cadres, ces joueurs rompus aux joutes continentales, capables de guider le groupe dans les moments clés. « Ils ont disputé quatre, cinq, voire six CAN. Ils vont nous donner les meilleures clés pour aller le plus loin possible », dit-il. Malgré les absences et les blessures, l’unité demeure le mot d’ordre. « Les joueurs absents sont avec nous, comme nous sommes avec eux. C’est l’essentiel », ajoute Mendy.
« Il faudra mettre tous les ingrédients pour gagner »Pour sa première CAN, Yehvann Diouf affiche la même lucidité. Le portier sait ce que représente un premier match dans une compétition de ce calibre. « Ce sont toujours des matches spéciaux », rappelle-t-il, conscient des pièges qui accompagnent une entrée en matière. Sans chercher d’excuse, il évoque un temps de préparation contraint, mais équitable. « C’est pareil pour tout le monde. On part sur un pied d’égalité », poursuit-il.
Confiant mais mesuré, le portier de l’OGC Nice souligne la nécessité d’aborder la CAN avec humilité. « Pour gagner, il faudra mettre tous les ingrédients », selon lui.« Garder les pieds sur terre »Même tonalité chez Pathé Ciss, qui incarne cette génération capable de faire le lien entre l’expérience et l’énergie. Le milieu de terrain insiste sur le respect dû à l’adversaire, le Botswana, et sur l’exigence collective. « Il faudra simplement faire ce que nous avons à faire », martèle-t-il.
Favoris, les Lions le savent, mais refusent d’en faire un fardeau. « Certaines équipes peuvent créer la surprise », prévient-il, appelant à garder « les pieds sur terre et savoir qu’il n’est jamais facile de jouer une CAN ». Enthousiaste, déterminé, Ciss résume l’état d’esprit général.
« Nous sommes prêts à donner le maximum pour aller chercher la victoire. Oui, nous sommes favoris, mais la compétition est loin d’être simple, concède-t-il. Il y a beaucoup d’exigences pour gagner. Il faut être à 500% pour remporter un match ».À l’heure de refermer cette veille de match, le Sénégal n’affiche ni crispation ni excès de confiance. Juste une sérénité assumée, nourrie par le travail et l’expérience. Le décor est posé. Reste désormais à le confirmer sur le terrain.
Mouhamed DIEDHIOU

